GW2 Fanday : une visite des locaux d'ArenaNet

Visiter les nouveaux locaux d’ArenaNet… Probablement le rêve de beaucoup d’entre nous, sans trop y croire.
Et pourtant ! Vendredi 24 Juin 2011, ArenaNet a invité 16 de ses fans à Bellevue (à côté de Seattle) pour faire le tour de leur lieu de travail, avec pas mal de surprises au programme !
Gagnants du concours vidéos et fansites du monde entier étaient réunis pour une journée qui s’annonçait “legen… dary” !

Ca donne envie d'aller voir non ?
Les 3 Community Manager, pour vous servir !

Je raconte ici tout le voyage et je l’ai vécu. Je vais retranscrire le déroulement de la journée au mieux pour que vous puissiez l’imaginer comme si vous y étiez. Si cela ne vous intéresse pas et que seul le jeu compte, la 3ème partie y est consacrée. Si par contre vous voulez savoir ce que c’est que passer une journée chez ArenaNet, n’hésitez pas à tout lire, en plus c’est illustré !

Toute la communauté a été très active autour de cet événement. Que ce soit les invités avec Twitter ou les joueurs à l’aide des forums, tout le monde à suivi l‘événement de près. Je vous invite donc à consulter le sujet dédié sur notre forum, que ce soit pour voir la liste des invités ou les photos, vidéos et réactions des autres invités.

Le voyage

Nous étions deux français pour ce voyage (Anvar et moi), qui débute par une demi-journée d’avion direction Seattle. Je passe vite dessus, sachez juste que ça peut être long et peu confortable :P
Arrivés à l’aéroport jeudi vers midi, on retrouve les 3 Community Managers (Stéphane, Martin et Regina) “équipés” de leur T-shirt A.R.E.N.A. Ca y est, on y est :D Une partie des invités est aussi là, on en attend 2-3 et les manquants arriveront pendant la journée.
Premier convoi direction l’hôtel, dans un véhicule aussi démesurés que les routes (on était 10 dedans), nous sommes bien aux États-Unis ! Très vite l’ambiance est bonne et certains se connaissaient déjà.
Une fois arrivés à l’hôtel, on découvre que les locaux d’ArenaNet ne sont pas très loin… il suffit de traverser la route, c’est à 100m ! Mais ça sera pour le lendemain, en attendant on profite du restant de l’après-midi pour se mettre à l’aise dans les chambres, tenir les gens (vous !) au courant et se reposer un peu en attendant le repas du soir.

Rencontre à l'aéroport, le T-shirt ne trompe pas.
Photo prise par Anvar depuis l'hôtel.
Une chambre énorme, démesure américaine.
Rencontre dans le hall de l'hôtel.

La soirée était organisée dans un restaurant de Bellevue, où les gens ont l’habitude de se retrouver après le travail. Moment sympa et détendu, ça permet de découvrir un peu tout le monde. Pendant le repas nous rejoignent les derniers arrivés, Léo et son frère Axel, islandais ayant gagné le concours de vidéos, et qui parlaient français. Sur la fin, des développeurs d’ArenaNet se joignent à nous avant que nous ne quittions le restaurant pour aller se reposer pour la grande journée du lendemain !

Ambiance cool.
Les invités francophones.

GW2Fanday

Vendredi matin, après le petit dej’ de l’hôtel, tout le monde se retrouve dans le hall pour attaquer la longue excursion qui va nous mener aux locaux d’ArenaNet !

La procession : ArenaNet un lieu saint ?
L'excitation est là, 50 photos en 200m :P

Situés dans les deux derniers étages du bâtiment, nous allons en faire le tour pendant toute la journée. Une fois nos badges en notre possession, on commence par regarder la vidéo diffusée pendant PLAY! dans une salle très bien sonorisée. Frissons garantis ! Très belle vidéo, on est directement plongé dans l’ambiance et l’excitation monte ! A l’heure où j‘écris elle n’est pas encore disponible en ligne, mais ça ne saurait tarder. Je préfère donc ne rien dire de plus, si ce n’est qu’elle est magnifique…

La vidéo va commencer et tout le monde fait chauffer Tweeter...

Ensuite, c’est parti pour un tour des locaux. Les locaux sont à la pointe de la technologie et des méthodes de développement. Ordinateurs, bureaux, murs : tout est fait pour être placé et déplacé. Pour cela, les murs sont amovibles, des prises sont disponibles partout au sol et les lumières du plafond sont programmables. La climatisation et les systèmes d’aération sont eux aussi spécialement adapté à ce genre d’environnement.
Organisés par grand ensemble (programmation du contenu, cinématique, animation, design, ... ), les bureaux sont de grands open space modulaires où de 10 à 60 développeurs travaillent ensemble. La modularité du mobilier permet d’adapter dynamiquement son voisinage de travail en fonction de la tâche du moment. A l’entrée de chaque bureau, un grand mur faisant office de tableau blanc est décoré par l‘équipe avec des dessins ou un thème qui leur est propre. Autant dire que l’ambiance semble bonne ! Enfin, l’ensemble des deux étages a ses couloirs décorés de tableau et d’artworks.

On commence par les Content Designers. Leur bureau est le plus grand, avec plus de 60 développeurs réunis. Ce sont eux qui programment le contenu du jeu avec par exemple les objectifs, les scripts ou le déroulement des quêtes. A voir les écrans, il y a beaucoup de programmation mais les développeurs utilisent aussi des outils graphiques fait maison pour leur faciliter le scripting.

Ensuite, je n’ai pas l’ordre exact et je risque même d’en oublier un ou deux… Dans le désordre donc. Il y a les développeurs qui s’occupent de dessiner et d’animer les personnages, les compétences, les monstres. Lors de notre passage, parmi la vingtaine de développeurs, la moitié des développeurs animait des asuras (dont une des animation nous a marqué et l’autre s’occupait des monstres ou de vêtements. Cela est assez impressionnant à voir et on comprend bien qu’il n’est pas anodin de dévoiler une race, il faut d’abord faire au moins toutes les animations !

La réalisation des cinématiques est effectuée par une dizaine de personnes. Nous avons eu la chance de voir plusieurs cinématiques de plusieurs environnements : norn, charr, asuras. L’ambiance est à chaque fois très bien rendue. On constate toujours les signes distinctifs des cinématiques de Guild Wars 2 : un mélange 2D/3D subtil et une grande fidélité aux artworks. Passer les cinématiques sera un véritable sacrilège !

Nous avons pu passer pas mal de temps avec les designers des environnements. Là aussi la tâche est longue : c’est la création du monde ! J’ai pu y voir de tout : la réalisation d’un véhicule motorisé, le parterre d’une prairie, un quartier de la Divinity Reach, des structures métalliques chez les Charrs ou la simple création de muret, pierre par pierre. Les graphismes conçoivent tout avec une grande minutie, on les voit chipoter sur d’infimes détails. Mais le résultat est au rendez-vous.

Un mur parmi tant d'autres.
L'entrée du bureau du design de l'environnement.
L'espace des Content Designers, il y a du monde !

Le marketing est aussi un domaine à ne pas oublier. Communication, commercialisation, distribution, ... autant de tâches nécessaires pour avoir le jeu entre les mains. Un mot, “Beta”, sur leur mur blanc anime les visiteurs… Hélas rien de plus, pas calendrier, donc rien de nouveau : on attendra qu’il soit prêt :D

Pour faire tourner les serveurs de développement de Guild Wars 2, les locaux accueillent leur propre datacenter. Et là, pas de demi-mesure : connaissant un peu le domaine, je vous assure que c’est au top. En plus des alimentations et du réseaux redondé, les structures sont bien protégées sur tous les points (électriques avec des blocs sur-dimensionnés, aérations avec un système Hi-Tech avec détecteur de fumée par diffraction et même physique avec des systèmes posées sur des dalles spéciales). Hélas, je n’ai pas eu l’occasion d’en demander plus, surtout à propos de l’infrastructure future de production (ie. les serveurs sur lesquels on jouera).

Une petite faim ? A l‘étage du bas se trouve une cuisine, que je qualifierai d’optimiser pour les geeks. Sucreries, barres de céréales, boissons : tout ce qu’il faut pour tenir en forme toute la journée devant son PC, disponibles dans de grands distributeurs. Un délice pour le visiteur (et pour les dentistes du coin).

Lors de notre visite, nous avons aussi eu le droit à un joli sac rempli de goodies : plusieurs artworks, un bloc note GW2, des pin’s GW1, encore des artworks, un tapis de souris et même un superbe T-Shirt exclusif à l‘événement. Et maintenant que l’on sait comment Guild Wars 2 est développé, que le tour des locaux a été fait… Tout le monde veut jouer ! Direction la salle de LAN ! Equipée d’une bonne vingtaine de machines, toutes des marques partenaires d’ArenaNet (oui, celle avec un extraterrestre et l’autre avec un serpent), elle sert aussi à l’enregistrement des vidéos (l’acquisition in-game des vidéos officielles).

De plus près... une étude sur la boîte de GW2.
Les serveurs de la version de développement.
Au début, création du personnage et cinématique.

Je détaillerai mon opinion sur la démo dans la dernière partie. Après une bonne heure de jeu, c’est l’heure de manger (pizzas !). Les impressions volent et elles sont toutes très positives. Chacun dit ce qu’il a joué, ce qu’il a apprécié, les zones qu’il a visité. Tout le monde s’accorde sur le grand plaisir de jouer : chaque action est fun et dynamique.
A la fin du repas, on a l’occasion de récupérer de nombreux artworks du jeu, parmi plusieurs centaines de dessins !

This is... pizza !
Des centaines d'artwork à dispositions.

Un des domaines du jeu n’avait pas encore été abordé : l’environnement audio, particulièrement riche et spécifique dans Guild Wars 2. Nous avons donc commencé l’après-midi par une visite du studio d’enregistrement. Mieux encore, nous y avons contribué ! Tous à l’intérieur d’une salle parfaitement insonorisée, nous avons enregistrés de nombreux sons : applaudissements, bruits de foule, hurlements et cris. Difficile de ne pas rire ! Très bon moment, Ramon (de WarTower) a même eu le droit à un enregistrement particulier car ses cris stridents étaient particulièrement appréciés :)

Guild Wars 2 ne serait rien sans le premier opus. Surtout que Guild Wars n’est pas mort, bien au contraire avec la 3ème volet de Guild Wars Beyond, Wind of Changes, qui est pour bientôt. Nous avons rencontré l‘équipe Live qui a pu se présenter et parler de la prochaine mise à jour. Se déroulant à Cantha, ça sera l’occasion d’exterminer les Affligés et de rencontrer de nouveaux clans. Cela se déroulera en 3 parties, la première contenant déjà 42 quêtes !
Nous avons eu la possibilité d’essayer ces nouvelles quêtes à partir de comptes spéciaux, utilisant les serveurs de la Test Crew (l‘équipe testant les futurs mises à jour). Les quêtes consistaient à tuer des Affligées dans différentes zones de Cantha. Rien du fulgurant mais de nouveaux clans font leur apparitions et enrichissent l’histoire du jeu.

Enregistrement de bruits de foule... ou des cris.
Rencontre avec la Live Team Guild Wars.

Et c’est reparti pour un tour de GW2 ! Et ce coup-ci, du lourd nous attend. On nous demande de former des équipes de 5, tout le monde sur Ventrilo, ... Et c’est parti pour notre premier donjon ! Une vidéo préface parfaitement bien le donjon en présentant l’histoire associé avec le style graphique propre à GW2. A nouveau, je détaille tout ceci dans la partie suivante afin d‘être le plus détaillé possible.

La journée approche de sa fin, il est l’heure d’aller manger. Cette fois-ci, toute l‘équipe d’ArenaNet est aussi convié au repas et tous les invités profitent de ce moment privilégié pour parler avec eux. Certains parlent technique, d’autres échangent avec la Live Team, beaucoup de développeurs nous demande notre avis sur le jeu, ... Très bon moment qui durera plusieurs heures.

Sur la fin de la soirée, les gens commencent à rentrée chez eux, d’autres restent pour parler ou pour jouer. Dans mon cas, je rejoins la salle de jeu : PS3, XBox 360, écrans plats géants, canapés, baby-foot et table de ping-pong : tout le monde rêve d’avoir ça à son boulot ! C’est l’occasion de faire un baby-foot avec Stéphane ou un Rock Band avec les développeurs. Tout le monde est décontracté et s’amuse. Très bon moment !
Pendant ce temps là, d’autres sont retournés jouer à GW2. La soirée leur a permis d’en voir plus, mais surtout de finir pour la première fois le donjon en mode exploration. Félicitations à eux ! Je les rejoins en fin de soirée et visite un peu la carte. Centaures, morts vivants, élémentaires de glace, pirates, ... la zone, centrée sur l’Arche du Lion, est déjà très large et il y a de quoi faire !
Mais chaque chose a une fin. Autour de minuit, c’est l’heure de rentrer… Dernières photos, derniers remerciements et nous voilà déjà sur le chemin du retour.
Quelle belle journée !

Invités et développeurs réunis autour d'hamburgers.
Let's Rock !
"Et comme tu peux le voir, ça c'est la dernière profession" (joke !)

Ici s’achève notre périple. Le lendemain, nous avons “groupé” avec les personnes encore présentes, à savoir les européens et Izari, afin d’aller visiter Seattle. Cela n’est plus dans le cadre de cet article mais sachez juste que c’est une très belle ville ! Pour l’anecdote, nous y avons même croisé Regina, au musée de la Science Fiction…

Passons maintenant à la démo !

La démonstration

Passons maintenant aux choses sérieuses… J’ai donc eu l’occasion de jouer au jeu par trois fois. Pendant la première, c‘était la découverte de la démo, en commençant par un personnage niveau 1 puis dans un seconde temps avec un personnage haut niveau. Dans l’après-midi, le jeu était dédié au donjon. Enfin dans la soirée, j’ai pu m’essayer à quelques autre professions, un peu d’exploration, ...

Attention, il m’arrive d’utiliser le terme de quête. Techniquement, j’ai tort puisqu’il s’agit ou bien d‘événements dynamiques, ou bien de l’histoire personnelle. J’utilise ce terme dans un sens large donc, celui d’un objectif à réaliser menant éventuellement à une récompense ; et par habitude de tout ce qui est RPG. Désolé pour les ambiguïtés !

La démonstration : le contenu

La démonstration contient les 7 professions ainsi que 3 races. En norn, le personnage commence niveau 1, il est alors possible de s’essayer à la zone de départ norn et de profiter de son scénario. En charr ou en humain, le personnage commence niveau 28 et le jeu se déroule autour de l’Arche du Lion. En plus d’avoir un contenu plus riche à haut niveau, il est possible d’y faire le premier donjon disponible, en mode histoire et en mode exploration.

Chacune des races est quasiment complète. Je n’ai pas vérifié exactement, mais à haut niveau chaque personnage avait dans son inventaire des exemplaires de chaque arme pour s’y essayer. Il y avait probablement quelques exceptions et on note que l’Elémentaliste n’avait toujours pas la magie de la terre. Pour les compétences utilitaires, beaucoup étaient disponibles (voire même toutes) et la compétence d‘élite était, si je ne m’abuse, débloquée au niveau 30. Gros apport à ne pas négliger : les compétences avaient une description plus complète, avec entre autres la durée et la puissance des compétences affichées.

Enfin, niveau environnement, personne n’a manqué la présence d’eau et de combat sous-marin. Je n’ai pas regardé où se déroulait la zone de départ Norn sur la carte (désolé !). Par contre au niveau de l’Arche du Lion, l’espace était assez large. A l’Est, une partie des Cimesfroides était disponible. Au Nord Ouest, une zone à la topologie aride, était occupée par des centaures. Ce sont d’ailleurs eux qui peuvent attaquer le village à la sortie de l’Arche. Quant au Sud Ouest, on y retrouve un marais de morts vivants. Par contre impossible d’aller plus loin, les portails de changement de zone étaient marqués d’un gros cercle rouge barré, et inutile d’essayer de contourner ça ne marche pas :D

Jeu et découverte, la zone norn

Avant de parler du donjon (laissons le meilleur pour la fin !), je vais expliquer ce que j’ai eu la chance d’essayer, ce que j’ai visité, découvert ou affronté et ce que j’en pense.

Première chose, la première zone norn, que j’ai faite en Gardien. Pourquoi ? Je n’aime pas trop tout ce qui est Guerrier et encore mois les Paladins, je m’attendais donc à ne pas trop apprécier le gardien, donc autant se le réserver pour la zone bas niveau pour se faire une idée. Au début, rien de difficile : on suit l’histoire personnelle en tuant 2-3 monstres cachés dans des buissons. On enchaîne ensuite sur une grosse guivre des neiges, vaincue avec l’aide de PNJ. Après une cinématique, on est envoyé dans un espace plus large, plus ouvert, où l’exploration peu vraiment commencer.

L’histoire personnelle nous invite à aller aider un personnage particulier ; étant plutôt du genre à foncer sur le scénario, j’en fait ma priorité Tiens, un événement dynamique juste devant ! Il faut accompagner sur 50m un homme et son yak (très lent le yak, même si Stéphane nous a confessé que ces bestiaux savent courir !) et le protéger des monstres qui apparaissent sur le chemin. Tous les joueurs aident donc le pauvre PNJ : la première fois qu’on a vraiment l’occasion de jouer avec des gens qu’on connaît dans Guild Wars 2 ! Bon, la difficulté n‘était pas là, mais quand même… Ensuite j’avance un peu, attiré par de l’eau. Tiens, un nouvel événement ! Une sorte de drake se balade et doit être vaincu. Quête ou pas, dès qu’il y a un gros monstre à vaincre je n’hésite pas à aller le chatouiller… Et là, première rencontre avec la réalité de Guild Wars 2 : il faut bouger ! Après s‘être pris de plein fouet son jet de flamme, on se dit que la roulade n’est pas là pour faire joli. En une dizaine de secondes, on se met naturellement à éviter les attaques, tenter de séparer le monstre de sa progéniture, plus facile à tuer. On tape, on essaye de les grouper, un se soigne, on cours, on esquive… Je le dirai plus d’une fois, on est vraiment proche d’un jeu d’action/RPG. Un ingénieur vient m’aider pour achever la créature et aussi je repars visiter. En effet, j‘étais dans l’eau et elle semblait plus profonde un peu plus loin…

Je marche, je marche, je … à non j’ai plus pied, mon personnage nage à la surface ! On descend alors la caméra et… on plonge ! Tout cela se fait avec un naturel déconcertant et les mouvements 3D sous l’eau sont très intuitifs. Une fois sous l’eau, que découvre-t-on ? Une grotte, un accès invisible à la surface qui permet d’entrer dans la montagne : croyez moi que ça fait plaisir de découvrir ce genre d’environnement ! A la sortie, une grotte avec quelques monstres mais hélas pas de trésor…

Puis je continue l’exploration. La zone regorge d‘événements dynamiques ou de missions à remplir. Tiens, un des joueurs a trouvé comment se transformer en loup, sympa ! La zone est dans les montagne et les reliefs sont là, j’aimerai bien descendre sans faire le tour, et si je sautais… Et bim ! Chute mortelle, attentions quand vous tombez, les dégâts sont là !

Ahh mais en faite, je n’avais pas un objectif à mon histoire personnelle ? Et bien si, et c’est une chose que l’on oublie vite dans Guild Wars 2, on est très vite happé par le contenu voisin. Bref, j’ai tout de même fini la quête, qui se termine par l’objectif de “lire ses mails”. De quoi ? Dans l’incompréhension, j’ai passé mon chemin et tout le monde a ensuite reroll avec un personnage haut niveau. Ce n’est qu’après que je m’en suis rendu compte, le jeu contient une messagerie mail intégrée. Je n’ai pas pu l’essayer, mais entre joueurs cela sera très pratique quand l’un n’est pas connecté. Quant à l’utiliser pour des quêtes, pourquoi pas !

Un peu plus de muscles

J’ai été très détaillé sur la première partie pour bien exprimer ce que l’on peut ressentir à ces premiers instants. Rassurez-vous, je vais aller un peu plus vite à partir de maintenant :)

Pour les personnages haut niveau (comprendre 28), j’ai tester plusieurs professions. Par ordre décroissant de temps passé avec : le Gardien, le Voleur, L‘élémentaliste et “l’Ingénieur”:/ingénieur. Et oui, finalement j’ai passé le plus clair de mon temps avec le gardien, puisque je l’ai utilisé pour le donjon en mode histoire et exploration. Il m’a agréablement surpris, il est plus proche du Derviche que d’un Paladin. J’utilisais l‘épée, dont l’attaque de base fait apparaitre une lame sacrée de plusieurs mètres (qui a parlé de sabre laser ?) : en plus d‘être joli et impressionnant, c’est extrêmement efficace car elle touche beaucoup d’adversaire. Pour les autres compétences, j’ai passé tout mon temps à changer d’armes et de compétences pour trouver ce qui était le plus efficace, sans être entièrement convaincu.

Pour le Voleur, le plaisir de jouer est encore plus grand. Les combinaisons sont multiples et il est très jouissif de pouvoir tirer et se téléporter dans tous les sens. On prend les dagues, hop une attaque avec une charge de l’ombre sur l’adversaire. Après quelques coups, on sort les pistolets et on utilise la compétence qui tire, immobilise et fait se téléporter en arrière : comparé à ça, Shiro était paraplégique ! J’ai par contre préféré la puissance de frappe des deux dagues avec lesquelles on retrouve l’efflorescence mortelle, toujours aussi efficace.

Pour l’Elémentaliste, ma profession favorite, c‘était surtout pour découvrir la magie de l’air. Avec des dagues, l’attaque de base est une sorte de fouet électrique à courte portée et on retrouve la chevauchée de l‘éclair, au fonctionnement similaire. Sinon, cela consiste à envoyer ou faire s’abattre de différentes manières des éclairs ou alors de projeter ses cibles à l’aide du vent.

Lance flamme !

Enfin, je regrette de ne pas avoir plus essayé l’Ingénieur, favori de beaucoup des visiteurs qui se sont beaucoup amusés avec. Et il y a de quoi, une fois entre les mains l’ingénieur a une infinité de combinaisons possibles avec lesquelles on se perd. Fusils, pistolets, lance flamme, mines, grenades, tourelles, ... il ne manque plus qu’un curseur et une vue à la première personne pour se croire dans un FPS. Mais cela s’arrête à l’arsenal, à l’utilisation ça ne perturbe pas, c’est comme utiliser des armes classiques ou de la magie : aucune rupture graphique avec l’univers.

Quant au jeu, les objectifs sont divers et originaux et il y a une multitude d‘événements dynamiques qui à eux seuls prendraient toute une journée. J’ai pas mal exploré et le monde sous-marin s’y prête très bien, on trouve par exemple des Quaggans dans un tunnel aquatique qui passe sous une zone disponible à pied. Pour le combat aquatique, le principe est maintenant connu à travers le site officiel. L’ayant essayé, le déplacement selon les 3 axes est naturel et il faut en profiter pour être efficace : certaines attaques partent dans des sens différents, on essaye donc de placer les ennemis pour en frapper plusieurs à la fois. Toutes les armes et les compétences changent, c’est un second jeu à découvrir. Hélas, les combats aquatiques étaient beaucoup plus lents (ou alors les monstres étaient plus forts) du coup ça restait moins intéressant que l’environnement terreste. Mais cela n’est qu’une histoire d‘équilibrage, il n’y a rien de définitif.

Le donjon : Les catacombes ascaloniennes.

Notre groupe était constitué de Kronos, NeoNugget, Elixabeth, Anvar et moi. Anvar raconte aussi l’histoire de ce donjon dans l’un de ses articles. Nous avons pu tester le mode histoire et, étant les premiers à l’avoir fini, nous avons enchainé sur le mode exploration, bien plus corsé. Je ne me souviens plus exactement des professions des autres, il faut dire que dans l’action cela ne me préoccupait pas trop.

On commence par la cinématique du donjon, et c’est parti ! Je jouais donc Gardien, que j’avais choisi afin d‘être polyvalent et d’aider les alliés. Au final on ne se rend absolument pas compte de son utilité en terme de soutien vu que c’est passif, mais bon, on se réconforte on se disant que ses compétences ont été utiles :D Ma compétence d‘élite créait une petite zone d’invulnérabilité mais dedans, on ne pouvait plus combattre. Son utilité était donc restreinte, il aurait fallu s’en servir pour permettre aux alliés blessés de s’y réfugier ; bien que la durée ne soit que d’une dizaine de secondes.

Le déroulement du donjon est assez classique : on progresse au gré des groupes de monstres. On a croisé beaucoup de sorte de tanière, qu’il était nécessaire de détruire pour mettre fin à l’apparition des monstres. Avantage de l‘épée du gardien : je pouvais frapper tous les spawns et la tanière en même temps. Bref, on est très proche des donjons de GW:EN. Par contre le rythme est légèrement différent et les effectifs sont beaucoup plus faibles. Les combats ne laissent cependant pas de répits : les espaces étant restreints, il faut constamment profiter ou fuir les sorts à effets de zone. Le placement est primordial.

Jouer avec des joueurs donnait vraiment une autre dimension que ce que l’on avait pu voir pendant la PGW par exemple. Mais nous ne nous connaissions pas assez pour vraiment jouer en équipe, chacun se contente dans son coin de faire de son mieux pour le groupe.

Le mode histoire était assez simple. On a eu le plaisir de retrouver quelques vieilles connaissances (rôdeur Nante ou Aldebern par exemple), je n’en dirai pas plus :D Cela fait le lien avec GW1 mais aussi le livre Ghosts of Ascalon. Par contre, le mode exploration était beaucoup plus difficile…

Le mode exploration est disponible une fois le mode histoire réussi. Il propose de revenir dans le donjon mais avec des objectifs différents. Dans ce mode, il y a plusieurs méthodes pour finir le donjon : cela permet de le refaire plusieurs fois sans se lasser. Ce choix était laissé lors de dialogue avec des PNJ, qui proposaient plusieurs technique pour arriver à bout du problème. Une fenêtre de discussion invite alors les joueurs à faire un choix et c’est celui le plus plébiscité qui est retenu.

Avant d’arriver à la dernière salle, on a eu du mal. Une zone était infestée d’araignée et des pièges de flammes se dissimulaient dans les murs. Il a fallu mourir plusieurs fois avant de se mettre à vraiment réfléchir et à attirer progressivement les monstres. Une grosse araignée était aussi là, et ce n‘était pas n’importe quoi. Je me suis fait one shot par l’une de ses attaques, bien qu‘étant Gardien. Il fallait en effet être attentif, une de ses attaques au corps à corps était mortelle : il fallait guetter chacun de ses mouvements pour anticiper, mais bon quand on connait pas encore…

Notre choix a fait que la dernière salle consistait à défendre un Asura pendant un certain temps. Très difficile, ça pop de plus en plus, il y a simultanément 3-4 tanières et des monstres capables d’enlever la moitié de la vie en une baffe étaient mêlés à tout ça. Nous avons dû essayer 3 fois, hélas sans succès… Notre meilleur score était dans les 75%. Vraiment difficile !
Par contre, le groupe de la soirée ayant réussi à finir le donjon sur un gros boss. Je suppose qu’ils n’avaient pas choisi la même chose que nous ce qui a changé le déroulement du donjon.

Conclusion

ArenaNet nous a offert un voyage et une journée magnifique, et je les remercie à nouveau :) Cette rencontre avec les développeurs démystifie un peu la chose. Après tout, ce sont aussi des passionnés, des joueurs comme nous, que ce soit à Guitar Hero ou à Diablo 2. Ils aiment ce qu’ils font et étaient ravis de nous voir jouer sur leur travail. Donc ceux qui critiquent beaucoup, qui voient en certaines décisions des manières de tuer le jeu : mettez vous à leur place, ils n’ont aucune raison de le faire.

Quant à la démo, elle est déjà très travaillée. Plusieurs sentiments sont ressortis des joueurs. Le premier étant qu’il est impossible de juger avant d’avoir essayer. Beaucoup étaient partis avec des aprioris sur certaines professions (moi le premier), entre autres à propos de l’Ingénieur. Mais une fois essayé, ce n’est plus du tout la même chose et les affinités se renversent. Autre chose, on prend vraiment plaisir à jouer, à aucun moment on se sent victime du jeu, contraint à faire quelque chose qui ne nous plait pas. A part peut-être les lenteurs aquatiques, tous les combats diffèrent et son intéressant. Une nuance peut-être sur cet aspect : on affronte rarement plus de 2-3 monstres à la fois lorsqu’on est seul, on est loin des hordes de Guild Wars 1. Avec le temps, je risque de me lasser de ses combats, un peu au compte goutte. J’attends donc de voir les zones lorsqu’il y aura beaucoup de joueurs/monstres. Enfin, le jeu est extra-dynamique, contrairement aux vidéos que j’ai pu en voir du donjon sur Youtube, on bouge tout le temps, on regarde les animations des monstres : étape obligatoire pour savoir si la frappe va nous assommer, nous projeter ou nous faire beaucoup de dégâts. Le jeu est très (trop ?) visuel et le désordre s’installe dès qu’il y a plus de monde. Je reste neutre sur cet aspect, puisque l’œil a vite commencé à s’habituer. Bref, il reste quelques nuances qu’il faudra voir dans les conditions réelles !

Merci à ceux qui m’ont lu, j’espère que ça vous a plus et que ce n‘était pas trop long… Si vous avez des questions détaillées, n’hésitez pas sur le forum !

"Roouaaahrrrrrr... Je vous attends aventuriers !"

Sources des photos :