Charrs

Caractéristiques

Charr Femelle

  • Taille : assez grande
  • Région : Région d’Ascalon
  • Capitale : Citadelle Noire
  • Organisation sociale : tribale. La société Charr, guerrière, est divisée en quatre Légions Principales : les Légions de Fer, des Cendres, Sanglante (plus ou moins alliées) et la Légion de la Flamme (qui conspire contre les trois premières). A l’intérieur de ces légions, les Charrs combattent par bandes de guerre (warbands) constitués de quelques membres très soudés. La hiérarchie au sein des groupes de guerres et des Légions s’établit en fonction de la force des individus.
  • Tempérament : agressifs, opportunistes, sauvages, fiers.
  • Propriété spécifique : elle est conférée à chaque Charr en fonction de sa Légion d’affiliation (Légion de Fer, des Cendres, et Sanglante).
  • Ennemi interne : la Légion de la Flamme.
  • Particularités : les Charrs n’ont jamais éprouvé envers les Norns la haine qu’ils vouaient aux Humains. Bien qu’ils soient parfois tendus entre individus isolés, les rapports entre les deux races sont basés sur le respect mutuel de la force de chacun.

Les Charrs vénèrent le feu. Si des cultes religieux basés sur cet élément ont dirigé la race par le passé, elle est maintenant radicalement hostile au concept de divinité. C’est ainsi que les Charrs se sont tournés vers l’industrie, développant des armes à feu et des machines de guerre redoutables.

Charr Male

Histoire

Autrefois une race primitive obsédée par ses désirs de domination et de destruction, les Charrs contrôlaient les territoires à l’est des Cimesfroides, tous unis sous la bannière d’un même chef, le Khan-Ur. Celui-ci mettait sans peine fin à toute lutte interne et écrasait toute rivalité à son égard.

Puis les Humains apparurent en Tyrie, vénérant leurs dieux qui en retour leur accordaient l’usage d’une magie plus puissante que celle des Charrs. Ils s’installèrent rapidement sur tout le continent et représentèrent bientôt un défi de taille pour les Charrs. Mais la guerre tourna à l’avantage des hommes qui s’emparèrent alors de toute une partie des terres Charr, et qu’ils baptisèrent Ascalon. Au même moment, le Khan-Ur fut mystérieusement assassiné, ce qui engendra la confusion parmi les Légions. Tandis que les héritiers du chef Charr, chacun à la tête d’une légion, se disputaient la succession, les Humains tirèrent profit de ce chaos pour bâtir le Grand Rempart Nord, qui protégerait Ascalon des envahisseurs venus du Nord pendant des siècles.


Charrchitecture

Jusque là sans dieux, les Charrs comprirent qu’ils avaient été vaincus par la magie d’origine divine de leurs adversaires et que le combat ne serait pas équitable tant qu’ils ne disposeraient pas d’une arme à la puissance au moins équivalente. Dans ce but, le groupe de shamans Burnt Warband, à la tête de la Légion de la Flamme, s’aventura aux alentours du volcan Hrangmer et y découvrit les Titans, en qui les chamans virent des dieux pour les Charrs. La Légion de la Flamme entreprit de convertir au culte des Titans le reste de la race, qui y gagnait au minimum un moyen de combattre à armes égales les hommes au Sud. Cette conversion s’opéra immédiatement et sans indulgence pour les opposants. En particulier, la répression de la rébellion de Bathea Havocbringer servit de prétexte aux chamans pour exclure toutes les femmes Charr des champs de bataille, et les cantonner aux tâches ménagères.

Quelques deux cents ans après la découverte des Titans, les Charrs relancèrent l’offensive contre les humains. Cette fois, les chamans convoquèrent la magie des Titans grâce à un artefact répondant au nom de Chaudron du Cataclysme. Météores de cristal tombant dans les champs et fracassant le Grand Rempart, la Fournaise amorça la chute d’Ascalon. Quand les Légions chargèrent, la résistance fut bien moindre et le siège commença : deux longues années d’escarmouches, qui se conclurent avec la destruction des Titans par un groupe de héros humains. Le culte fut ainsi réduit à néant et l’évènement sema le trouble dans la horde de Charrs. Les chamans conservèrent pourtant leur commandement en pointant du doigt l’ennemi commun toujours tenace : les Humains seraient vaincus avec ou sans la magie des Titans. Les combats continuèrent donc pendant près de trente ans, durant lesquels la caste des chamans tenta à nouveau de dominer les Légions par le biais d’une nouvelle divinité : les Destructeurs. Sans succès ; un groupe de rebelles menés par Pyre Fiertir ne tarda pas à mettre fin à la mascarade en détruisant les faux dieux. Cet échec acheva d’anéantir la crédibilité des chamans et de la Légion de la Flamme. Pourtant, les forces engagées contre Ascalon gardèrent leur cohésion et rapidement, la Cité d’Ascalon fut le dernier lieu contrôlé par les humains.


Citadelle Noire

Quand les Charrs en détruisirent les dernières défenses et pénétrèrent dans la forteresse, le Roi Adelbern invoqua en dernier recours le pouvoir de son épée, Magdaer. Sacrifiant sa propre vie dans l’opération, le régent d’Ascalon déchaina dans les rues de la ville un véritable déluge de feu qui réduisit les assailants en cendres. Mais à quel prix… il semblerait que ce sort eut pour autre effet de rappeler dans la Cité les esprits de ses gardes défunts. Sous les ordres d’Adelbern, lui aussi devenu un fantôme, cette garde spectrale interdit encore aujourd’hui aux Charrs de prétendre à la victoire totale, tant que la Cité d’Ascalon ne sera pas conquise. On raconte que seul le retour de Sohothin, l’épée jumelle de celle d’Adelbern qui appartenait au défunt Prince Rurik, permettrait aux esprits de reposer en paix et libérerait la ville.

Pyre Fiertir devint le symbole du rejet définitif des dieux par les Charrs. Mais il ne fit qu’amorcer la révolution… La véritable rébellion eut lieu environ quarante ans après l’affaire des Destructeurs quand Kalla Scorchrazor, la petite fille de Pyre, mena un groupe de femmes Charr entrainées en secret contre la Légion de la Flamme au côté des autres rebelles. Les chamans, submergés, furent contraints de se rendre, et sombrèrent dans l’humiliation. Si leurs pouvoirs magiques sont toujours utiles à la horde, les Charrs n’acceptent plus d’entendre parler de religion. Les femmes, glorifiées par ce fait d’armes, ont dès lors regagné le droit de se battre aux côtés des mâles de la race.

Aujourd’hui, près de deux siècles et demi après la Fournaise, les Charrs ont repris le contrôle de quasiment tous leurs territoires d’antan et leur civilisation fait partie des plus avancées technologiquement. La Citadelle de fer se dresse désormais sur les ruines de Rîn. Pourtant, leur but ne sera atteint qu’une fois la Cité d’Ascalon prise. Face à la menace des Grands Dragons, les Charrs ont conclu une paix fragile avec les humains.

Culture

Rytlock Brimstone

Carnivores, les Charrs ne cultivent pas la terre et vivent seulement de la chasse, tâche à laquelle sont assignés les jeunes et les blessés incapables de retourner à la guerre.

Les enfants Charrs peuvent manger de la viande dès un mois. Naissant les yeux ouverts et avec des membres déjà en état de fonctionnement, ils peuvent marcher sans aide aux côtés de leur mère dès un mois, et sont complètement autonomes au bout de quelques mois. A cet âge, leur éducation est complètement prise en charge par la Légion dont ils sont issus. Le jeune Charr reçoit une formation de combat en même temps que ses camarades, ce qui développe par la même occasion les tempéraments de chaque individu en société. Les liens créés entre les jeunes de cette façon les préparent à la bande de guerre qu’ils formeront, celle-ci étant leur seule famille. Occasionnellement, il arrive dans des cas particuliers qu’un Charr adulte quitte son groupe ; mais il n’oublie jamais la première bande dont il a fait partie. Fait extrêmement rare, il arrive même que certains rejoignent des guildes constituées de membres d’autres races, humains y compris. Qu’ils soient hors-la-loi ou que des circonstances exceptionnelles les y aient forcés, ces Charrs n’oublient pourtant jamais leur allégeance à leur Légion.