Livres_Brouillon

BLA BLA les livres, tout ça.








Promontoire Divin

Hall de Durmand

Les Guerres centaures

Écrit il y a plus de 100 ans, ce livre soigneusement préservé porte la marque de Vonda Lassien, l’un des plus éminents spécialistes des heurts entre Humains et Centaures.

Les premiers combats humano-centaures attestés eurent lieu en 300 ap. E., lorsque les colonies humaines de la fertile vallée krytienne entreprirent de s’étendre dans les Cimefroides.
Au fil du temps, les colonies humaines prospérèrent et se propagèrent. Parallèlement, les tribus centaures commençaient à organiser leur lutte pour défendre et reprendre leurs terres.
Dès le début de son règne, le roi krytien Thorn proposa un traité aux tribus centaures, qui le refusèrent par désaccord avec ses termes.

Les dragons ancestraux

Ce livre a été compulsé à maintes reprises. L’introduction indique : « Ils sont anciens et insondables. Ils incarnent les principes de la nature : le feu, la glace, le cristal… jusqu’à la mort elle-même, mais leur seule existence menace d’anéantir le monde. »

Feu : Primordius (1120 ap. E.)
Primordius a été le premier à se révéler à nous : un dragon dont la précédente apparition est consignée dans les annales naines. On estime aujourd’hui que les « Grands Destructeurs » décrits dans leurs manuscrits se rapportent à Primordius et à son armée.
Primordius est le maître du feu. Si l’on en croit ce manuscrit, ses serviteurs, aussi appelés « Destructeurs », infestent les marais au sud-ouest de la Tyrie.

Glace : Jormag (1165 ap. E.)
Jormag et son armée ont surgi dans les Lointaines Cimefroides. Même dans leur sommeil, leur influence s’est manifesté, ainsi que l’atteste la légende norn de Jora et Svanir.
Jormag est le maître de la glace, un pouvoir qui fige et altère toute vie. Quiconque est touché par sa corruption devient un couvregivre, un être dépourvu de volonté, soumis aux seuls caprices de son maître.

Mort : Zhaïtan (1219 ap. E.)
A l’éveil de Zhaïtan, la nation insulaire d’Orr a surgi des abysses, et d’innombrables régions côtières en ont été submergées. Plus que de la mort, Zhaïtan est le maître de la non-vie. D’un souffle, il relève les cadavres qui viennent ensuite garnir son armée de mort-vivants.

Cristal : Kralkatorrik (1320 ap. E.)
Kralkatorrik s’est réveillé en territoire charr, avant de voler au sud jusqu’au Désert de cristal. Il a laissé dans son sillage une balafre de cristal et crée le Stigmate du dragon.
Quiconque subit l’influence de Kralkatorrik est ainsi appelé « Stigmatisé ». Les rares qui ont échappé à la conversion prétendent qu’elle survient instantanément ; les victimes deviennent aussitôt puissantes et brutales.

Lignage krytien

Ce livre porte le sceau royal de Kryte. Voici ce qu’indique la première page : « La dynastie royale de Kryte, ainsi que toute royauté, remonte au roi Doric. Ce personnage de légende fut le premier à unifier les royaumes humains de Tyrie. »

Jadis, l’on crut la lignée royale éteinte, jusqu’à ce qu’on découvre que Salma, simple roturière, était la fille du roi Jadon. Salma bouta le Blanc-Manteau hors de Kryte et devint une légende pour son peuple.
La reine Jennah, descendante directe de Salma, est l’actuelle reine de Kryte. Elle règne sur ses sujets depuis le Promontoire divin.

Les Vents du Changement

Ce livre est déjà ouvert à la dernière page. Il y est écrit : « Tout contact avec Cantha disparut lorsque les inondations déclenchées par l’irruption d’Orr condamnèrent les routes commerciales. » Quelqu’un a ajouté une note manuscrite dans la marge.
Quelqu’un a griffonné : « Ce sont eux qui ont fermé leurs rivages et nous ont laissé seuls combattre les dragons. Que les Brumes les emportent. »

no textile.

Vallée de la Reine

Marais d’Anathema

Livre

Le livre est froid au toucher. les pages sont tachées, mais le texte est encore lisible.

On sent une présence inquiétante. des effluves de sang putride flottent dans l’air qui se refroidit.
Le froid devient glaçant, implacable et pénétrant. une voix grinçante se fait maintenant entendre à distance.
L’air semble être constitué de milliers de dents. La voix devient de plus en plus forte et on entend distinctement trois mots horribles : “Je suis libre”.

no textile.

Noirfaucon

La Fondation – L’essor de Noirfaucon

Volume I : Le rappel

Un messager d’Ascalon est arrivé aujourd’hui, portant les premières nouvelles de chez nous depuis que l’Avant-garde a été chargée de ralentir l’offensive des Charrs, il y a plusieurs années. Les exploits de l’Avant-garde sont parvenus aux oreilles du roi.
Les forces sont rappelées. Au sein de l’unité, on peut percevoir un soulagement silencieux. Cette longue bataille acharnée arrive à son terme.
A l’écart des troupes, le capitaine Gwen Thackeray semble préoccupée. Une question lui brûle les lèvres. Ascalon leur ordonne de rentrer, mais leur mission est-elle terminée alors que les Charrs sont encore si proches ?
Au cœur de la nuit, une force minimale est mise en place pour garder l’œil du Nord alors que les troupes préparent le voyage du retour. Le capitaine refuse de faire savoir aux Charrs qu’on abandonne pratiquement le nord.

Volume II : Retour à Ascalon

L’accueil fait aux soldats à leur retour dans la cité en ruine d’Ascalon est indescriptible. L’Avant-garde a accompli quelque chose dont les troupes d’Ascalon n’ont fait que rêver : une victoire contre les Charrs sur leurs terres.
Le discours du roi Adelbern en hommage aux efforts du capitaine Gwen Thackeray et de l’Avant-garde emplit les civils et les soldats d’émotion. Les exploits de l’Avant-garde redonnent espoir à un pays ravagé par la guerre.
Une semaine est passée depuis le retour de l’Avant-garde à Ascalon. Pourtant, les soldats sont toujours acclamés en héros. Les enfants courent dans les rues en jouant à l’Avant-garde d’Ebon et aux Charrs.

Volume III : Nouvelles mission

Le roi Adelbern convoque toute la cité pour faire une annonce. L’Avant-garde a pour ordre de se présenter en uniforme de cérémonie. Le doute s’empare de l’unité, mais sa fierté reste intacte.
L’Avant-garde est envoyée au sud, à l’orée du Désert de cristal, où une terrible menace grandit. Elle a pour mission de dresser des fortifications afin ‘arrêter un ennemi que le roi voit venir.
Le capitaine Thackeray accepte gracieusement la mission confiée à l’Avant-garde. Les civils semblent troublés et inquiets. Cette nouvelle menace est inattendue.

Volume IV : Question de motivation

Aujourd’hui, un forgeron d’armes a contesté la décision du roi de mettre en danger l’Avant-garde après si peu de temps. En retour, le roi a décrété qu’il participerait lui aussi à l’expédition pour s’assurer que l’Avant-garde était bien armée.
Bientôt, un boulanger, un tanneur, un tailleur et leurs familles reçoivent l’ordre de se greffer au convoi. Le roi manifeste-t-il là son soutien à l’Avant-garde ou se débarrasse-t-il de toute opposition ? C’est une question que je n’oserai pas poser.
Quoi qu’il en soit, l’Avant-garde d’Ebon s’apprête une fois de plus à quitter sa terre, sans la moindre complainte et avec son efficacité habituelle.

Volume V : Alliés inattendus

Le jour où l’Avant-garde quitte Ascalon pour la seconde fois est empli de tristesse et de fierté à la fois. Les civils se rassemblent dans les rues pour rendre hommage à ces héros du nord.
Aux portes de la cité, contre toute attente, des dizaines de civils de différents corps de métiers retrouvent l’unité pour l’accompagner dans son voyage. Des provisions supplémentaires sont emballées en conséquence.
Toutes ces personnes prêtes à quitter tout ce qu’elles ont toujours connu pour suivre l’Avant-garde… Sont-elles motivées par leur fierté de l’unité, ou par leur peur du roi ?

Volume VI : Le voyage commence

Les jours se transforment en semaines, alors que l’Avant-garde se dirige vers le sud. Les artisans et les civils ralentissent l’expédition et le temps de trajet jusqu’à la destination augmente, mais nul ne se plaint.
Je pense que les soldats de l’Avant-garde d’Ebon sont heureux de pouvoir compter sur de vrais chefs pour préparer leurs repas et sur des forgerons d’armures pour entretenir leur équipement.

Volume VII : Découverte suspecte

Ce matin, Rigo Bolan, de l’unité de reconnaissance des Faucons noirs du lieutenant Keiran Thackeray, a découvert un animal écharpé par des griffes ou des crocs. Ne voulant pas prendre de risques, l’Avant-garde est mise en état d’alerte.
On dit simplement aux civils qu’il peut être dangereux de traverser de nouvelles contrées et qu’ils doivent s’attendre à tout. On leur ordonne de rester près du convoi et de ne pas se déplacer seuls.
Plusieurs jours passent après la découverte du cadavre de l’animal en charpie. Au loin, je distingue des formes qui semblent nous suivre. Y a-t-il vraiment quelque chose, ou est-ce cette longue marche qui nous rend paranoïaques ?
Et plus important, s’il y a quelque chose, le devançons-nous ou le suivons-nous ? Seul le temps nous le dira.

Volume VIII : Retour de l’ennemi

A l’aube, nos plus grandes craintes se confirment. Une troupe de Charrs nous prend en embuscade depuis les broussailles. L’Avant-garde avait toujours su qu’elle affronterait les Charrs, mais pas aussi loin au sud.
Si l’Avant-garde est habituée aux horreurs des batailles contre les Charrs, les civils, eux, ne le sont pas. Beaucoup quittent le convoi, terrorisés par les monstres qui s’abattent sur nous.
Nous luttons pour préserver nos défenses tout en ramenant ceux qui ont fui à l’abri, au sein du convoi.
Durant la bataille, les questions se bousculent dans ma tête. Que font ces Charrs ici ? Sont-ils ce qu’il reste de l’assaut manqué sur Orr ? Ne sont-ils que les prémices de tragédies à venir ?

Volume IX : La mort d’un héros

Le caporal Dian Fermati poursuit un jeune couple en fuite. Malheureusement pour eux, ce sont les Charrs qui les rattrapent en premier.
Refusant de les laisser mourir, Dian s’engage dans un combat déséquilibré. Contre toute attente, il tient tête aux Charrs assez longtemps pour permettre aux renforts d’arriver. Hélas, cet effort lui coûte la vie.
Dian meurt en héros. Nous sommes à ses côtés lorsqu’il passe de ce monde aux Brumes. Il sourit alors qu’il trépasse, soulagé par sa dernière volonté : un ultime verre de rhum.

Volume X : Séquelles

Les artisans ont peur. Ils ne s’attendaient pas à être sur la route. Peut-être pensaient-ils que la menace était une invention du roi Adelbern ? Ou le roi savait-il vraiment ce qui nous attendait là ?
Les civiles avaient-ils oublié la terrible Fournaise et ses supplices ? Le retour de l’Avant-garde d’Ebon leur avait-il donné une fausse impression de sécurité ? Je médite sur ces questions alors que nous poursuivons notre route vers le sud.
Gwen continue à mener le convoi avec une détermination inébranlable. Ses discours et ses encouragements remontent notre moral. Elle a parcouru tant de chemin depuis qu’elle a rejoint l’Avant-garde, jeune fille chétive. Elle est le digne successeur du capitaine Langmar.

Volume XI : Le voyage continue

Plus d’une semaine passe après la première confrontation avec les Charrs. Les attaques continuent, à intervalles réguliers. Nous avons parfois un jour de répit, parfois quelques heures seulement.
Nos défenses commencent à souffrir, mais les soldats font preuve de beaucoup de courage pour protéger les civils.
L’attaque de ce matin a coûté la vie à deux autres soldats de l’Avant-garde. Un court office leur est dédié, retardant notre voyage vers le sud.

Volume XII : Objectif en vue

Nous apercevons enfin notre destination, la chaîne de montagnes séparant Ascalon du Désert de cristal. Nous y serons bientôt chez nous. Cette pensée nous met du baume au cœur.
Keiran suggère que nous nous dirigions vers un flanc de la montagne au sud-ouest, et le capitaine Gwen accepte. Là, nous pourrons avancer et établir un camp près du passage qui mène à travers le désert.
Ce sera dangereux. Nous devrons traverser un terrain dégagé où nous serons à la merci des Charrs. Y survivrons-nous ? Seuls les Six le savent.

Volume XIII : Nuit de folie

Alors que la nuit tombe sur ce qui doit être notre dernier jour dans les plaines, l’assaut général commence. Les Charrs sanguinaires semblent en nombre infini. Lorsque l’un d’eux tombe, deux autres prennent sa place.
L’aube se lève à peine quand Koro Sagevent nous demande de courir vers les collines. Lawrence Crafton et Rigo Bolan font repart alors que Koro génère la plus grande illusion que j’ai vue de toute ma vie.
Une armée mystique arrive du nord. La plupart des Charrs s’interrompent et, assoiffés de sang, se jettent sur l’illusion. La ruse de Koro nous donne le temps nécessaire pour préparer l’assaut suivant.

Volume XIV : L’arrivée

Gwen et Keiran nous conduisent dans le passage montagneux tandis que Nola Sheppard mène un détachement pour couvrir notre flanc. Alors que la bataille fait rage devant nous, les secondes se transforment en minutes, puis les minutes en heures.
Dans une clairière, nous découvrons une vieille ville minière abandonnée. Ses habitants sont partis depuis longtemps, mais leurs biens vont nous aider à lutter contre les Charrs.
Refusant de rester sans rien faire plus longtemps, les civils se saisissent d’armes trouvées ou construisent des barricades pour contrer les prochains assauts des Charrs. Keiran passe la journée à tendre des pièges qui joncheront la pente menant à la ville.

Volume XV : Peine de cœur

Koro arrive au camp au crépuscule, sans ses deux défenseurs. Elle ralentit, puis titube. Du sang coule sur son visage. Aveuglée, elle trébuche sur une pierre. Elle tombe devant notre camp de fortune.
Kuro a épuisé sa force vitale pour que nous nous en sortions. Keiran la tient dans ses brase pendant ses derniers instants. Elle lui rappele comment elle avait utilisé cette illusion pour sauver leur unité, des années auparavant.
Ses derniers mots renforcent notre volonté de survivre. Elle était le cœur des Faucons, mais l’Avant-garde ne la laissera pas mourir en vain.

Volume XVI : L’avenir

Une fois de plus, Gwen emplit les cœurs des survivants de courage par un discours sur la perspective d’un avenir radieux. Les Charrs avaient craint l’Avant-garde d’Ebon au nord, ils la craindraient au sud également.
L’inquiétude qu’elle discernait dans les yeux de son peuple s’était muée en espoir. L’Avant-garde d’Ebon n’aurait plus à protéger le peuple. Elle serait désormais unie à ses côtés pour défendre un avenir commun.

Volume XVII : L’assaut final

Ainsi que Koro l’avait prédit, les Charrs revinrent, furieux d’avoir été manipulés pour affronter une armée qui ne s’était jamais montrée. Mais ce temps précieux qu’elle nous avait fit gagner ne fut pas inutile. Nous étions prêts à les accueillir.
Folle de désespoir, Nola leva contre toute attente une armée de mort-vivants sortis de terre, une armée qui rassemblait tous les anciens habitants de la ville. Ses forces formèrent un mur contre lequel les nombreuses vagues d’assaillants chars ne purent que se fracasser.
Ignorant l’ordre de Keiran de se retirer, elle avança au-delà de nos lignes. Le lieutenant franchit la barricade, espérant l’atteindre avant les Charrs.
A la surprise générale, il lui asséna un coup de poing qui lui fit perdre connaissance. Puis il la saisit, et la porta en sécurité derrière nos défenses.

Volume XVIII : La survie

Le combat dura des heures et nous subîmes d’énormes pertes. Mais pour chaque Humain tombé répondaient les corps dans vie d’une dizaine de Charrs. Notre existence prit un sens nouveau ce jour-là.
Quand la bataille prit fin, nous pûmes enfin compter nos morts. La boulangère et son fils, qui s’étaient battus en première ligne, étaient de ceux qui ne verraient plus le soleil se lever.
Les Charrs se sont pour l’instant retirés. Nous les voyons toujours à l’horizon, arpentant le terrain dans l’attente d’une ouverture. Le capitaine Gwen a tracé la ligne, nous ne quitterons pas notre position. Nous sommes désormais prêts à les recevoir et nous leur ferons payer la moindre de leurs audaces.
La carrière rattachée à cette ville minière serait riche et profonde. C’est du moins ce que prétend un artisan. Lui et quelques autres se préparent à extraire des pierres pour renforcer la ville.

Volume XIX : Pierre à pierre

Le soldat Casey Charpentier a rejoint les ouvriers dans la carrière pour y extraire d’immenses pierres que nous utilisons pour renforcer notre barricade de fortune sur le front. Nous posons ainsi les fondations d’une porte gigantesque.
D’autres soldats de l’Avant-garde ont momentanément posé leurs armes pour aider les civils à renforcer notre position. Peu à peu, nos défenses prennent forme.
Nos pertes ont été importantes, mais nous sommes nés dans le creuset de la guerre. Nous sommes unis par un même but.

Volume XX : Notre foyer

Gwen avance parmi les quelques survivants et les remercie pour leurs efforts héroïques. Elle divise soldats et civils en équipes, tout le monde travaillant pour établir notre campement dans ce défilé.
L’incertitude a bel et bien quitté le regard de chacun, remplacée par une profonde détermination. Nous sommes débarrassés de nos peurs et avançons dans un esprit d’unité.
Le capitaine Gwen Thackeray affirme que nous sommes enfin chez nous, et nous sommes disposés à la croire. Nous ne fuirons pas notre foyer, notre Noirfaucon. Les Charrs peuvent nous chercher querelle sur le champ de bataille, nous ne bougerons plus d’ici. La dernière ligne vient d’être tracée.

-Kimmes l’historien.

Prieuré de Durmand

La bibliothèque du Prieuré de Durmand regorge de nombreux ouvrages. BLA BLA.

Carnet de la Lande de Varajar

Découvert dans les glaces, ce carnet contient des notes cryptées. Personne ne sait exactement à quoi il sert, qui l’a écrit et quand il a été perdu.

O’rtyotct Cvevzve’Qtyya ioyy’rt xh’djxr, qje’O pvct’mj staoet’dt ytvct’dpoa cvyyth’jq dbxryts’njsa.
Dpt’qvutda pvct’rttm etctvyts, vms’dpt uolpte’va ityy. O’pvct xvadtets’dptx.
V’netvdte bmsteadvmsomn’jq dpt’Tdtemvy Vyuptxh’oa iodpom’xh etvup.
Pbxvm’njsa, upvee’njsa, mjem’vmoxvy djdtxa-dpth’vet lved’jq dpt’vyy-tmujxlvaaomn tdtemvy’Vyuptxh.
O’vx pbxryts’va mtcte’rtqjet rh’dpt nevmstbe’jq od, vms’rh xh’jim vroyodh’dj ujmutoct’jq abup’cvadmtaa.

_NDLR : issu du wiki US
This book is a reference to Kerrsh, the likely writer of the notebook, and his quest chain that ends in Varajar Fells, The Path to Revelations.
The substitution cipher used in this book is also used in the above quest. It translates to:
“I believe Varajar Fells will be my tomb, for I have no desire to leave this valley of tumbled gods.”
“The facets have been revealed, and the cipher as well. I have mastered them.”
“A greater understanding of the Eternal Alchemy is within my reach.”
“Human gods, charr gods, norn animal totems-they are part of the all-encompassing Eternal Alchemy.”
“I am humbled as never before by the grandeur of it, and by my own ability to conceive such vasness.”

Ce livre fait référence à Kerrsh, l’auteur probable/présumé de ce livre, et de sa série de quêtes qui s’achèvent aux (Chutes de Varajar), (Le chemin des Révélations).
(L’encodage par substitution) utilisé dans ce livre est le même que celui de la quête citée plus haut. Il se traduit par :
[...]_

I. Préhistoire (sonnet)

Par le seigneur B. Campell,
Premier volet d’une série de sonnets relatant la façon dont les vrais dieux nous bénissent et nous protègent (telle que révélée au poète lors d’une épiphanie imaginaire suscité par absorption massive d’hydromel).

Je. Préhistoire
OYEZ ! Avant l’aube de l’Histoire,
Les cinq vrais dieux surveillent le monde qu’ils ont façonné.
Les jeunes races parcourent ces terres nouvelles,
Alors qu’on observe le monde avec curiosité.
L’humanité dépourvue de magie,
Fragile dans son armure, désarmée dans les ténèbres,
Munie de ses seuls connaissances, lentement conduit
Le cours de l’histoire de l’ombre à la lumière.
les dieux prennent pitié de cet enfant vulnérable,
Faible créature luttant dans les contrées défavorables.

II. Bénédiction de Dwayna (sonnet)

Seigneur B. Campell,
Deuxième volet d’une série de sonnets relatant la façon dont les vrais dieux nous bénissent et nous protègent (telle que révélée au poète lors d’une épiphanie imaginaire suscité par absorption massive d’hydromel).

Le souffle de Dwayna, porté par la brise
Apporte ses premiers dons : santé et loyauté.
Le héros chante une psalmodie pour qu’elle favorise
Ses voyages sur terre comme sur les flots déchainés.
Les vents convergent pour former une cité
Et elle darde de ses rayons curatifs depuis le zénith
Guérissant les malades et soignant les blessés.
Ses enfants se préparent au retour imminent de la nuit.
L’humanité accepte son avenir tout tracé,
Refusant désormais d’errer sans espoir, esseulée.

Recette du rance

1 goutte de limon
2 doses de pattes de jeunes termites en poudre
4 kystes putrides
2 cuillerées à café d’extrait de courge
2 doses trois quarts de poussière tombale
3 cuillerées à café de noyaux de cauchemar en poudre
1 cuillerées à café de sel des Plaines Salines
1 rognure d’ongle d’ogre
1 dose trois quarts de lait de harpie

Préparez le feu pour que les charbons rougeoient. Graissez et farinez le plat avec de la terre tumulaire. Dans un bol, travaillez le limon en crème avec les pattes de jeunes termites en poudre.
Incorporez l’extrait de citronnade. Faites éclater les krystes putrides et ajoutez le pus à la mixture. Jetez la paroi des krystes. Tamisez la poussière tombale pour en extraire les fragments d’os, de dents ou d’insectes.
Dans un bol à part, mélangez la poussière tombale, les noyaux de cauchemar en poudre et le sel. Incorporez à la crème en alternant avec du lait de harpie. Mélangez bien. Versez la pâte dans le plat préalablement préparé.
Tenez la rognure d’ongle d’ogre entre le pouce et l’index. Placez-la au centre de la mixture, en l’enfonçant bien, mais pas au point qu’elle touche le fond du plat.
L’ongle doit se trouver exactement au centre de la potion pour une diffusion optimale de sa putrescence.
Couvrez et placez le récipient sur les charbons. Laissez reposer 28 jours. Laissez les charbons brûler jusqu’au bout, tout en surveillant la cuisson. Résistez à la tentation de jeter un œil avant la fin du cycle de fermentation, de crainte d’interrompre le processus.
Ignorez les bruits étranges et autres supplications provenant du récipient.
Versez la potion rance dans des fioles de cristal pour en faciliter le transport. Evitez tout contact de la potion avec la peau. Ne testez surtout pas la potion sur un proche ou sur vous-même. Tenez à l’écart des enfants et des familiers.

Posologie : 6 gouttes.
Mode d’administration : voie orale ou dermique.
Nombre de doses : 33.
Durée de conservation : 3 cycles lunaires.

L’histoire du familier de Noe

Noe avait froid. Sachant que les feuilles mortes du Chêne blanc feraient une bonne couverture, elle alla vite en chercher. Elle déposait des brassées de feuilles sur sa cape : une, puis deux, puis trois, quand elle aperçut une créature.
Elle n’était ni morte, ni véritablement vivante. Noe la regarda, la toucha et lui parla, mais sans jamais parvenir à la réveiller. Noe empila des tas de feuilles tout autour. Blessée, la créature saignait.
La nuit approchant, Noe s’allongea près de la créature et les recouvrit toutes deux de sa cape. Au matin, elle examina la blessure. « Je sais ce qu’il te faut, petite créature. »
Tout en cherchant Lactaire, elle salua Noyer blanc et Athyrium. Elle se glissa sous les ramures de Houx, mais lactaire n’était pas là. Elle finit par l’apercevoir dans un bosquet envahi par les Kraits.
« Danger », murmura-t-elle. Elle se glissa à la lisière du bosquet, parla à Lactaire et cueillit plusieurs de ses chapeaux. C’est alors qu’un Krait lança un couteau qui vint se ficher dans le bras de Noe.
Noe courut se réfugier dans les épaisses broussailles pour échapper au Krait. Lactaire aurait pu soigner son bras blessé, mais elle n’en fit rien, car il était destiné à son protégé. Elle le plaça donc sur la plaie de la créature.
La créature ouvrit les yeux, regarda Noe… et lui croqua la main. Ses dents acérées la mordirent jusqu’au sang.
« N’aie pas peur, » lui dit-elle. La créature perdit à nouveau connaissance.
Noe s’occupa de la créature. En caressant ses oreilles, elle trouva l’endroit sensible capable de l’apaiser. « Quand tu iras mieux, » lui dit-elle, « nous quitterons cet endroit pour partir ensemble à l’aventure. »
Un matin, la créature rouvrit les yeux. Craignant une nouvelle morsure, Noe recula. « Bon retour parmi les vivants, » déclara-t-elle. « Je m’appelle Noe, et tu es mon familier. » Sa créature cligna des yeux.
Elle cligna à nouveau des yeux et se redressa. « Je ne suis pas ton familier, stupide fougère. » Elle baissa les yeux sur sa blessure et vit Lactaire. « Hum. Primitif, mais efficace. »
La petite créature de Noe se tenait sur ses deux jambes, les oreilles bien dressées de chaque côté de sa tête. « Je suis un Asura. Pas un familier. » Noe sourit.
« Je dois partir, » dit la créature, et Noe la regarda s’éloigner dans la forêt.
« Très bien… » dit-elle. Une seconde plus tard, elle se releva pour la suivre.
« …mon familier. »

Le rapport de la troupe des Puissants

La première mission de la troupe des Puissants se solda par un succès retentissant. Ils vinrent au fahrar et s’ensuivit une nuit de fête.
En plein milieu d’une partie de cartes, Ketch s’exclama : « Nous avons mené à bien notre première mission ! Il est temps de choisir nos noms. Je serai « Puissantbras », parce que je suis le plus fort. »
Turel découvrit ses crocs. « Ha ! Je suis plus fort que toi ! »
« Tu crois, Turel ? Prouve-le ! »
Ketch balaya les cartes posées sur la table et s’assit, levant le poing pour un bras de fer. Les autres membres de la troupe lancèrent des paris, et le défi commença.
Une heure s’écoula sans aucun vainqueur. De la sueur perlait sur les fourures de Ketch et de Turel. Les cris d’encouragement perdaient en intensité.
Le défi se poursuivit une heure de plus. La troupe commença une nouvelle partie de cartes par terre.
Une heure supplémentaire s’écoula avant que, un par un, les membres de la troupe des Puissants ne partent, fatigués. Le feu s’éteignit et le froid s’installa, glacial et intense. Les deux Charrs restèrent à leur place, les muscles tendus.
Deux soldats vétérans tombèrent sur eux. « Ils ne bougent pas », dit le premier, sa respiration faisant de la condensation dans l’air glacial, et le second répondit : « Mmm. Tu as raison, je crois qu’ils sont morts. »
Le vieux soldat hocha la tête. « Des bras puissants, mais la tête creuse. »
Son coéquipier dit : « Tu crois ? Tu les juges vite. Tu ne pourrais pas tenir, assis une nuit entière, gelant à mort, tout à ton combat. Tu n’as pas la force de caractère suffisante. »
« C’est un défi ? »

Bjornjan le Grand

Ceci est la légende de Bjornjan le Grand, le plus féroce guerrier de tous les temps. Un seul regard du farouche Bjornjan suffisait à chasser les nuages des sommets.
Un jour, il arracha les cornes d’un minotaure avant de s’en servir pour grimper sur le dos d’une énorme guivre des neiges, qu’il chevaucha à travers toute la Moraine de Jaga.
Un jour, Bjornjan affronta un requin géant et lui arracha toutes les dents. Il s’en fit une cuirasse et jamais plus le requin ne dévora de crustacés.
Lorsque les eaux d’Orr montèrent, Bjornjan entra dans l’Arche du Lion en surfant sur la vague et, à sa mort, il refusa de regagner les Brumes.
Son regard était si perçant que les Jotuns en devinrent bleus. Son cri de guerre si féroce qu’il réveilla les dragons ancestraux.
Les nuits d’orage, quand le tonnerre déclenche des avalanches et que les enfants se cachent sous leurs lits, il s’agit de Bjornjan, sillonnant les cieux à la poursuite des zéphirs. Bjornjan était un géant parmi les Norns.

Ungle : un récit édifiant

Ungle : un récit édifiant, trouvé parmi les objets découverts dans un tombeau krytien.
Par un matin poussiéreux, un marchand itinérant arriva dans un petit village, flanqué d’un dolyak en piteux état. Il causa une vive impression aux villageois qui n’avaient jamais vu d’Asura. Il leur dit s’appeler Ungle.
Ungle s’installa et ouvrit une boutique. Il y vendait maintes merveilles : babioles étincelantes, eau douce colorée, feux d’artifice et toutes sortes d’objets enchanteurs. Mais le plus impressionnant de tous était un portail asura miniature.
Ses applications pratiques étaient évidentes, mais les villageois n’étaient pas au bout de leurs surprises. D’après Ungle, le portail était magique. Il suffisait de se tenir à proximité pour gagner aussitôt en sagesse.
Hélas, il s’agissait d’un simple prototype. Ungle avait besoin d’or pour fabriquer un modèle plus stable. Après une réunion interminable, les villageois rassemblèrent les fonds nécessaires.
Ungle fit ses adieux aux habitants, en leur promettant de revenir avec un modèle opérationnel. Des mois durant, les villageois vécurent dans l’expectative. Ils finirent par se faire à l’idée qu’Ungle ne reviendrait jamais et tirèrent les leçons de cette triste expérience.

« La chasse enneigée » de Bleake

Bienvenue dans les Cauchemars pour sales garnements d’Osbert Bleake, une collection de livres pour enfants conçue expressément pour leur glacer les sangs.

En des temps sinistrement récents, deux orphelins fuirent leur village pour échapper à l’orphelinat de la ville. Kadmiel et sa soeur, Kamden, s’étaient juré de ne jamais y vivre, quoi qu’il arrive.
Ils cheminaient dans la forêt quand il se mit à neiger. Les enfants se réfugièrent dans une caverne et se blottirent l’un contre l’autre, écoutant les bruits nocturnes. Quand l’aube se leva, ils trouvèrent des empreintes de pas dans la neige.
Elles étaient si larges et si profondes que Kadmiel murmura : “Ce doit être un Jotun.” Après quoi, une voix tonitruante demanda : “Qui ose chasser dans ma vallée ? “
Les enfants détalèrent, le Jotun sur les talons, chacun de ses pas ébranlant le sol, de plus en plus près, jusqu’à ce qu’une énorme main saisisse le bras de Kamden et la soulève dans les airs. Kadmiel fit volte-face. “ Lâchez ma soeur !”
“Que faites-vous dans ma forêt ?” tonna le Jotun, les yeux révulsés par la colère et les dents acérées. Malin, Kadmiel répondit : “Nous… nous sommes venus abattre le vieux cerf qui a tué mon père.”
Le Jotun fronça les sourcils. ‘‘Un vieux cerf ?” Kadmiel opina du chef. “Mon père l’a trouvé non loin d’ici. Sur la crête, là-bas. Il s’est fait encorner et en est mort. Le cerf est probablement dans les parages.”
Les yeux du géant s’étrécirent, puis il lâcha Kamden dans une congère avant de disparaître dans la forêt. Les enfants regagnèrent le village en vitesse et acceptèrent volontiers d’entrer à l’orphelinat.
Fin.

Remèdes miraculeux

Remèdes miraculeux – extrait de la biographie de Nammal Sangrépine, légendaire maître-guérisseur charr et soldat au sein de la troupe de l’Epine de la Légion des Cendres.

A ses débuts, la troupe de l’Epine malmenait son plus jeune membre, Nammal Sangrépine. Plus attiré par les études que par les armes, il faisait piètre figure au combat.
Un jour Grimmal Sangrépine, le légionnaire de la troupe de l’Epine, lui parla de ses problèmes d’indigestion. Ironique, le jeunot lui répondit : « Pourquoi n’essayez-vous pas de hurler à la lune ? Ça fonctionne bien pour les loups. »
Le lendemain, quand Sangrépine s’en revint, Nammal recula, craignant une bonne correction. Mais au lieu de cela, Sangrépine lui adressa un large sourire. « Ça a marché. Tu es un génie. »
La nouvelle se répandit, et bientôt, les autres membres de la troupe vinrent consulter Nammal pour tous leurs petits maux. Nammal tenait enfin sa vengeance. Il inventait des traitements extravagants dans le seul but de les humilier.
Pendant tout ce temps, il étudia l’art de la médecine et un jour, il finit par arrêter ses facéties. A ce moment-là, sa troupe avait appris à le respecter. Après avoir quitté le fahrar, ils avaient compris qu’ils avaient bien besoin des services d’un guérisseur digne de ce nom.

Le journal d’Aidan

Le texte s’est effacé avec le temps, si bien que les courbes et les lignes des glyphes ascaloniens présentent des contours irréguliers. L’annotation d’un érudit indique que ce journal a plus de 200 ans.

La vie en ville est étouffante et, pire encore, civilisée. Maisons et boutiques y brisent l’élan du vent. L’air stagnant empeste de l’odeur des animaux en cage. Cette vie-là n’est pas pour moi. Voilà pourquoi je suis devenu rôdeur.
Quand j’étais jeune, mon père m’envoyait au marché, et j’y allais comme si c’était une punition. Aujourd’hui, quand l’envie me prend, je sillonne à loisir les terres de Kryte. Un fermier bêche, un rôdeur court la plaine.
Chaque route est la bonne et je suis libre. Je m’élance dans un tourbillon de lames étincelantes. Comme la rivière qui coule, je suis toujours en mouvement, et ne réponds qu’à la loi de la nature prêchant la survie du plus adapté.
Vous qui lisez ces mots, sans doute longtemps après ma mort, si mes paroles résonnent en votre cœur, venez courir à mes côtés. La route vous attend. Les étendues sauvages vous tendent les bras. Répondez à l’appel, rejoignez-moi.

Le hurlement du loup

Le hurlement du loup. C’est tout ce qu’il reste d’une lettre écrite par un humain anonyme censé avoir assisté à la célébration de la naissance de Knut Ours Blanc. Les érudits pensent que l’humain a transcrit les paroles d’une Skaald.

Pendant des générations, l’Ourse a veillé sur ma famille. Mes parents me l’ont choisie comme totem. Mais en grandissant, la nuit dans mon lit, je n’écoutais que les hurlements des loups.
Plus je les écoutais, plus je comprenais leur langage : cris d’alerte, complaintes solitaires et hurlements triomphants après la chasse. Une nuit, j’entendis un glapissement de détresse.
Je quittai notre ferme au beau milieu de la nuit et scrutai la neige en quête d’empreintes de pattes. Flairant une piste au gré du vent, je finis par atteindre une caverne plongée dans l’obscurité.
La puanteur de la mort me conduisit jusqu’au cadavre d’une louve flanquée de ses deux louveteaux, vivants eux. L’un était blotti contre sa mère, pendant que l’autre était recroquevillé dans le froid.
Je tuai un lapin pour les nourrir et les serrai contre moi pour les réchauffer. J’avais trouvé ma meute et mon véritable totem, l’Esprit de la nature.
A présent, l’esprit des loups me guide à travers les landes désolées, et chaque hurlement m’éclaire désormais de leurs lumières sur les terrains propices à la chasse et les tanières accueillantes.

Tome pesant

Ce livre s’intitule « Grands dieux : traité sur les bizarreries de la divinité ». L’auteur insiste sur la nature gémellaire de Lyssa et sur les dieux « morts » ou déposés, Abaddon et Dhuum.

Un bouquet de myosotis

Un bouquet de myosotis. Découverte par la célèbre érudite Haizea Madhavi, cette collection de pensés était éparpillée dans le monde. Certains l’attribuent à Caithe la Sylvari. D’autres le contestent.

Préambule de Haizea Madhavi (1307 ap. E.) : La première que j’ai trouvée était gravée sur un morceau d’écorce. La suivante se trouvait dans une boutique de l’Arche du Lion. Ma curiosité tourna à l’obsession et, avant longtemps, j’en avais amassé plus d’une centaine ? J’aimerais pouvoir me vanter de les avoir toutes trouvées.

Première pensée.
Je suis le fruit du jasmin nocturne. Je suis le flux et le reflux de la sève dans les feuilles. Mes oreilles sont emplies du tapotement de pates minuscules, du chant des cigales et des abeilles.

Deuxième pensée.
Mon corps s’épanouit dans les rayons du soleil, et quand il pleut, ma peau frissonne de convoitise. Je suis ce qui naît et meurt avec le Rêve, enfant nocturne né d’une graine infertile.

Troisième pensée.
Je suis la nuit, et chaque créature nocturne me connaît. Mieux, à l’écart, solitaire, j’ai tout quitté. S’isoler du tout et se perdre ou se fondre en lui pour être au complet ? Je me suis éloigné sans jamais me retourner.

Quatrième pensée.
La mousse me chatouillait les pieds et les ronces me griffaient les jambes. Je ne voulais pas partir, mais j’avais peur de rester. L’ignorance nous a rendus vulnérables aux prédateurs, à la douleur. Notre Rêve grandit avec nous et la croissance demeure hors de portée.

A propos d’un tome (1075 ap.E.)

Transcrit par l’érudit B. T. Kett au cours d’une table ronde consacrée au Livre du Rubicon, dans le cadre de la conférence annuelle sur les textes anciens du prieuré de Durmand, en 1075 ap. E.

Érudite Eunice Bravenoir : j’insiste sur l’invraisemblance de la chose. Les prophéties du Grand nain ne sont que les élucubrations d’un être supérieur désœuvré, si tant est que ce livre ne soit pas une contrefaçon.

Érudit Donald Fleck : Vous niez qu’il existe des configurations magiques dont vous ne savez rien ? Comment ignorer les mises en garde ? Il n’est pas impossible que le Grand Destructeur se révolte, un jour.

Bravenoir : Vous imaginez un seul instant qu’un quelconque Grand Destructeur se révolte et anéantisse toute la Tyrie ? Grotesque ! Voilà qui paraît hautement improbable.

Fleck : Les prophéties sont trompeuses par nature. Je ne suggère pas de la prendre au sens littéral. Bien sûr, le Grand destructeur ne se révoltera pas. Et les nains ne seront pas tous anéantis.

Bravenoir : Eh bien, que suggérez-vous, dans ce cas ?

Fleck : Je pense qu’un séisme détruira les infrastructures naines, et que leurs habitants se verront contraints de migrer, de reconstruire et de prendre un nouveau départ. Comme une sorte de renaissance.

Bravenoir : je dois l’admettre. Votre théorie se défend.

La légende de Lexx longue-oreille

La Légende de Lexx Longue-oreille. Ce document porte un sceau pirate. Il est étonnamment bien conservé, étant donnée son ancienneté.

La première fois que j’ai vu Lexx Longue-oreille, il se tenait sur la passerelle, mains sur les hanches, et cria : “Capitaine ! Permission de rejoindre votre équipage ! Je n’avais jamais entendu parler d’un marin asura. C’était absurde ! C’est ainsi qu’il piqua ma curiosité.
Lexx fut affecté au nid de pie. Capable de se balancer de la misaine à la bôme et de la grand-voile au foc, il escaladait les haubans telle une araignée de Maguuma. Je me félicitais de l’avoir à mon bord.
Sa contribution au bon fonctionnement du navire compensait largement ses fréquents conflits avec le reste de l’équipage. Je le réprimandais si nécessaire, mais je l’appréciais tant que ma colère passait bien vite.
Quand le temps est venu pour moi de prendre ma retraite, il était le mieux placé pour prendre ma suite. Quand je lui en ai parlé, j’ai vu pour la première fois de la tristesse dans son regard. J’ai alors compris qu’il chérissait notre amitié autant que moi.
Un beau jour, il m’appela pour me montrer une île à l’horizon. L’heure de ma retraite avait sonné. Ni une ni deux, je sautai du bateau. A l’exception de Lexx, tout le monde pensait que j’étais passé par-dessus que je m’étais noyé.
En réalité, j’ai regagné l’île à la nage et j’y vis encore aujourd’hui, même si j’ai passé bien des soirées à observer le grand large en me demandant ce qu’était devenu le capitaine Lexx Longue-oreille, mon successeur, mon ami et un marin à nul autre pareil.
La dernière fois que j’ai vu Lexx Longue-oreille, il était perché au-dessus du pont, tout en haut de la vergue de hune, une main agrippée au mât. Le navire filait à toute vitesse et ses oreilles battaient au vent derrière lui. Nos regards se croisèrent et il m’adressa un de ses rares et radieux sourires.

Livre de Koans de Maitre Togo 1

Maître Togo et son étudiant arrivèrent devant un pont de corde enjambant un ravin. « Maître, comment allons-nous traverser » demanda l’étudiant.
Togo sourit. « C’est toi, l’étudiant. A toi de me le dire. »
Togo s’abrita du vent et prépara un feu pour se réchauffer. Pendant ce temps, l’étudiant réfléchit longuement à la question.
Enfin, l’étudiant se leva. « Maître, il va falloir rassembler toutes nos forces pour traverser le pont. Nous devrons bien nous accrocher et nous hisser à nouveau dessus si jamais notre pied glisse. »
Togo hocha la tête. « Te sens-tu capable de le traverser à la seule force de tes bras? »
« Je ne sais pas, » répondit l’étudiant.
« Ainsi, tu ignores les limites de ta force ? »
L’étudiant rougit de confusion. « Non, maître, certainement pas. »
« Tente ta chance, dans ce cas, » suggéra Togo, « et essaie d’apprendre à connaître tes limites. »
Le pont bougeait à chaque rafale de vent. Lorsque l’étudiant voulut prendre la corde, elle lui échappa des mains.
L’étudiant retourna auprès de Togo. « Maître, je n’arrive pas à prendre la corde. Nous ne traverserons jamais ce ravin. »
Togo sourit. « Tu connais maintenant les limites de ta force et la puissance du vent. Tu as fait un pas en direction de la compréhension. »
« Mais que faisons-nous, Maître ? », demanda l’étudiant.
« Nous attendons. »
Maître Togo attendit jusqu’au crépuscule que le vent tombe. Son étudiant et lui traversèrent le pont sans encombre. De l’autre côté, Togo demanda : « Qu’as-tu appris ? »
L’étudiant rit. « Maître, j’ai appris que lorsque votre adversaire est plus fort que vous, il est bon d’attendre qu’il s’essouffle tout seul. »
Maître Togo et son étudiant poursuivirent leur chemin.

Passage de Lornar

Relique naine ( Underburg )

Voulez-vous en savoir plus sur les nains?
dans cette partie du monde, il existait deux races naines : ceux de Deldrimor et ceux du Sommet de pierre. Beaucoup pensent qu’ils figuraient parmi les toutes premières races de Tyrie. Mais aujourd’hui, ils sont tous morts.
-> Tous morts?
Eh bien, la question fait l’objet d’une foule de débats… et d’encore plus de rumeurs. Ce qui est certain, c’est que la plupart sont morts pour sauver le monde du Grand Drestructeur.
-> Vous voulez dire qu’ils se sont tous sacrifiés?
Oui. Le Grand Destructeur s’apprêtait à anéantire la Tyrie, mais les Nains connaissaient un rituel pour le contrer. Le rituel a fonctionné, mais pas sans une lourde contrepartie. Les Nains en ont payé le prix.

Sous la vallée du lys ( Histoire personelle )

Le livre est un roman d’aventure et d’amour avec Lily Bauer, la jeune fille effrontée du cruel sénateur défiguré Alexander Bauer.
Le livre narre les aventures de Lily alors qu’elle s‘enfuit de chez elle (deux fois), rejoint une bande de pirates barbares et prend pour amants pas moins de trois hommes différents et une femme. La page 297 est cornée.
Lily chancela, tout en plongeant son regard dans les insondables yeux bleus de la Reine des pirates. L’angoisse étreignit Lily… une angoisse qu’elle n’avait plus connue depuis son premier baiser à Victor, Yu Min ou Salty Rod

Asuras

Notes d’Oola

D’anciennes notes rédigées par Oola s’étalent sur le bureau. Elles sont restées en parfait état, grâce aux régulateurs thermiques du laboratoire.

Liste des choses à faire d’Oola :
1) Discréditer Zim (cette vieille canaille) pour avoir brûlé mes livres en public.
2) Améliorer les siphons de cristaux de pouvoir golems en utilisant la nécromancie. REMARQUE : ne pas oublier de demander à Livia comment s’adresser aux patients en nécromancie. Ha ! »

Journaux de Magellan

J’ai réussi à arriver jusqu’ici en me faufilant dans l’obscurité. Les quelques Grawls de cette grotte restent près de l’entrée. Ils semblent… nerveux.
Le plafond est instable. Entre les rochers et la chute des stalactites, mon arrivée ici relève du miracle. Mais si je trouve le trésor du Grawl dragon, mes efforts seront récompensés.
Ma santé décroît. Si je meurs, j’espère que celui qui trouvera e journal chantera les louanges du valeureux explorateur Francis Magellan.

Les Grawls agissent bizarrement. Ils ont récemment construit une porte improvisée qui sépare la grotte en deux. Mais pourquoi ?
J’en sais un peu plus désormais sur les étranges activités des Grawls. Il semble qu’ils aient découvert la présence d’une autre créature.Mais ça ne peut être moi. J’ai fait preuve de beaucoup de prudence.
Après une observation continue, j’ai découvert que les Grawls ont construit cette porte non pas pour empêcher des intrus d’entrer,mais pour empêcher… quelque chose… de sortir. -Explorateur Francis Magellan

Des limons ! Il y en a partout, dirigés par un énorme limon. Il n’est plus question de trouver ce trésor maintenant. Et je ne peux pas partir sans être vu. Je suis pris au piège.
Il ne reste plus d’autre solution qu’avancer. Le limon est trop gros pour bouger, mais je pourrais essayer de passer discrètement à coté.Je prie pour que cette heure ne soit pas ma dernière.

-Explorateur Francis Magellan.

Orr – Tour du Vizir

Livre

Ce livre n’est pas aussi ancien que les reliques qui l’entourent. De nombreuses pages ont été arrachées et il s’intitule « Journal de l’expédition orrienne de Molle, explorateur aguerri ».

J’ai atteint la Tour du Vizir après avoir affronté maints dangers. Ma santé décline, et mon équilibre a été fortement ébranlé par les horreurs dont j’ai été témoin. Je commence à accepter l’idée que je ne survivrai pas au voyage de retour.
Partout je ne vois que ces horribles statues. A vrai dire, j’ignore ce que j’espérais trouver ici. Des bribes d’informations sur le terrible Mursaat, peut-être, ou un bref aperçu de la vie du vizir qui a provoqué la ruine d’Orr.
Tout ce que j’ai appris, c’est qu’Orr est irrémédiablement perdue. Je doute que ces terres puissent un jour se relever de la tragédie dont elles ont été le théâtre. Je vais laisser mes notes ici en espérant que quelqu’un les trouve. Il y a peu de chance que les revenants me laissent partir.

Livre

Bien qu’il soit poussiéreux et manifestement abandonné, ce livre est remarquablement bien conservé. Il s’intitule « Le vizir de la tour : bienveillance ou démence ? » Sur la deuxième de couverture sont griffonnés les mots suivants : « Propriété de Mollen, explorateur émérite ».

La décision du vizir d’invoquer le pouvoir des Parchemins perdus pour vaincre les envahisseurs charrs fut considérée comme noble par certains, et comme pure folie par d’autres. Maints érudits affirment qu’une victoire des Charrs à Orr aurait été préférable à la destruction totale de la nation.
D’autres soutiennent qu’au vu des circonstances, le vizir n’avait pas le choix et qu’il était impossible de prévoir les conséquences du sortilège. L’auteur, quant à lui, pense que le vizir, malgré sa puissance et sa sagesse toute relative, avait manifestement perdu l’esprit.
La Tour du Vizir se dresse dans les sombres entrailles d’Orr, ressurgie récemment, et bien peu ont pu s’aventurer assez loin au sud pour examiner ses mystères. Orr grouille d’abominations mort-vivantes. Une expédition au cœur de ce territoire serait du suicide.