Les 10 finalistes du concours Guild Wars Lyria

Voici les dix fanfictions retenues pour la finale du concours Guild Wars Lyria organisé par Esprit d’Orr .

Les participants avaient le choix entre différents sujets :

  • L’inondation de l’Arche du Lion
  • La découverte d’une fête Norn par un Sylvari
  • L’invention ratée d’un Asura entêté
  • La bataille des Norns contre le dragon Jormag dans les Cimefroides
  • Les conspirateurs de la Légion d’Orr

Ces fanfictions ont été sélectionnées pour leur qualité, leur originalité et la fidélité et la cohérence avec l’univers de Guild Wars 2.



Fanfiction Marh

Je craque. C’est raté. Définitivement raté. Comment est-il possible que ce golem ne soit pas adapté à mes besoins malgré mon superbe module d’amélioration au cours du temps ? Cette machine est juste bonne pour les bookahs ! Comment ai-je bien pu me louper à ce point ? Ca fait plus de deux mois que je l’ai, et je ne peux pas m’en servir plus de quelques jours d’affilée sans qu’il ne provoque catastrophe sur catastrophe. Vu les dégâts qu’il a causé cette fois-ci, il ne me reste plus qu’à analyser ses résultats et bâtir un meilleur golem. Il ne sera pas dit que le grand Hakk, le meilleur des golémanciens expérimentaux restera sur un échec aussi cuisant !

« G073m. Fournis une trace écrite de ton chronologique puis désassemble-toi. »
VrrrrTAK. Tik. Tik. Tiktiktik. Tikikikikiktikitkiktiktikikitikiktikitiktiktik… Les premiers mots apparaissent, gravés par les solides doigts du golem sur la plaque de calcaire.

0000-1321AEjr18 ;
Dénomination plate-forme : G073m
Définition utilisateur : Hakk
Définition administrateur : Hakk
Blocage vis-à-vis autres utilisateurs : Activé
Définition évolutive : Automatique
Définition comportementale : Attente ordres
Définition morphologie : Globe

0001-1321AEjr18 ;
« G073m, ajout de matière. Changement morphologique canin. »

0002-1321AEjr18 ;
Définition morphologie : Molosse_Krytien

0003-1321AEjr18 ;
« G073m, accompagne-moi et protège-moi. Destination : Ruines du laboratoire d’Oola. »


MEMOIRE VIVE ENDOMMAGEE APRES DEGRADATION PLATEFORME. PERTE D’UNE PARTIE DU CHRONOLOGIQUE. REDEMARRAGE A PARTIR DE LA DERNIERE ENTREE CONSERVEE.

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Thème : Asura


Fanfiction Valmir

L’Âme des Cimesfroides.


Le blizzard balayait les pics enneigés des Lointaines Cimesfroides, rugissant si violemment que même le norn, pourtant habitué à la froidure de ces montagnes ressentait les effets du froid qui engourdissait ses membres et son esprit. Mais il n’allait succomber à une tempête, aussi terrible soit-elle. Il était un Norn, un colosse de presque trois mètres. Il avait passé les 48 années de sa vie à chasser seul dans les hauteurs enneigées et les vallées encaissées de cette titanesque chaine de montagne qui barrait la Tyrie du Nord au Sud sur des centaines de kilomètres. Il était déjà entré dans la légende et dans la mémoire de son peuple, en terrassant un des plus puissant Jotun qui soit. Il était un Héros.

Et pourtant, Svarri Fléau des Jotuns sentait la peur étreindre son coeur, pour la première fois depuis sa jeunesse… et plus forte que jamais. Il ne craignait pas la tempête, mais ce qui avançait en son sein.

Depuis un an, le temps était devenu fou, de véritables ouragans glaciaires avaient balayés les terres des Norns depuis les Mers Gelées du grand Nord. Et les rares norns à en revenir parlaient d’un ancien pouvoir s’était éveillé, une chose si ancienne et si puissante que même les gigantesques changeformes des Cimesfroides n’avaient pu le vaincre. Mais bien, sur, ce n’était qu’une question de temps avant que l’un des leurs –ou l’une des leurs, car par l’Ourse, même les femmes nornes entraient dans la légende !- ne terrasse la chose qui provoquaient ces blizzards.
C’est pourquoi des dizaines de jeunes norns et nornes, en quête de gloire, s’étaient aventurés vers le Coeur de l’Hiver, comme les norns avaient nommés l’entité responsable de toute cette agitation. Et aucun n’était jamais revenu.

L’inquiétude avait alors commencé à gagner quelques âmes, mais celles-ci l’avaient bien sur cachée, même si quelques murmures avaient associés le Coeur de l’Hiver à Zhaitan, et des norns plus aguerris étaient partis traquer la bête. Et certains d’entre eux, les plus chanceux, étaient revenus. Et avec eux arriva la vérité : c’était bien un dragon titanesque qui se dirigeait vers le Sud, mais il n’était pas seul : une armées d’atrocités marchaient avec lui.

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Thème : Norn


Fanfiction Elindor

- C’est peut-être notre meilleure chance, chuchota l’éclaireur. Ou notre seule chance, pour ce que j’en sais ! Par les Six, faites que ça marche !

Il déambulait au hasard dans l’étrange laboratoire bas de plafond, ruminant des pensées angoissées. Il aurait bien voulu se rendre utile, mais chaque fois qu’il observait les petites créatures s’affairer sur leurs instruments, il se sentait pataud et un rien demeuré. Tout cela paraissait si trivial pour eux…

– Hors du chemin, bookah ! S’exclama impatiemment une voix criarde juste derrière lui. Et cessez de parler tout seul.

Le jeune homme sursauta et bondit de côté, manquant renverser un alambic dont le mystérieux contenu bouillonnait allègrement, provoquant ainsi des récriminations supplémentaires. Il bafouilla des excuses, s’éloignant prudemment de l’appareil. Le petit assistant le foudroya de ses yeux noirs sans rien ajouter, mais l’émissaire Séraphin put l’entendre marmonner en s’éloignant, et ses propos ne semblaient pas flatteurs. Il soupira et renonça à trouver un endroit où il ne dérangerait personne. Il allait simplement tenter de se faire le plus discret possible. C’était pénible, mais il fallait bien que quelqu’un s’y colle.

Le commandant Thackeray avait estimé qu’il était le mieux placé pour réussir cette mission. Sa nature effacée, avait dit le chef des Séraphins, jouerait en sa faveur auprès de leurs capricieux alliés. Il devait être invisible jusqu’à la fin des opérations. Facile, s’était-il dit alors. Personne ne me remarque jamais.

Dans ce cas, pourquoi se sentait-il comme un dolyak dans un magasin de porcelaine ?

Peu importait, décida-t-il. Il en allait de l’avenir de tous les peuples de la Tyrie. Alors certes, les Asuras étaient les plus aptes à comprendre le fonctionnement de l’appareil ; mais c’étaient bien les Séraphins qui l’avaient trouvé, et si jamais cela fonctionnait, le crédit leur reviendrait forcément !

Il se souvenait parfaitement de la découverte. Son unité passait près de l’ancien Temple des Ages, revenant d’une simple mission de reconnaissance, mais une troupe de bandits, bien armés, bien organisés, les avait obligés à se retrancher dans les cavernes à proximité. Ils s’étaient tapis dans l’ombre, à l’affut. Puis comme le soir approchait, il avait été décidé de passer la nuit sur place. Comme toujours en ces circonstances, on se contenterait de viande froide et de fromage. Pas question de faire du feu avec l’ennemi à proximité.

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Thème : Asura


Fanfiction Avacyn

Saga de Karla Bois de Sang,
Jormag elle a rencontré et elle a survécu


Nuit claire et étoilée, fête folle préparée,
Un Norn ne saurait manquer telle soirée.
Dans Hoelbrak on avait allumé tous les feux,
De partout accouraient des guerriers valeureux.
Alors que les premiers arrivaient à la fête,
De l’ombre menaçante surgit une silhouette
Qui sans un bruit saisit le poing du plus méchant.
« Nous l’avons déjà fait » entendit le géant.
Il voulut se défaire de cette étreinte folle,
« Lâche-moi, vieille folle, es-tu pleine d’alcool ? »
Mais la silhouette étrange le serra bien plus fort,
Comme la chouette qui à sa proie donne la mort.
« A Stegalkin jamais ne commandez statue,
Avant que votre cible vous n’ayez abattu.
Je dois vous prévenir et vous conter comment
Mes amis et moi-même versâmes notre sang. »
Etonnés, envoûtés, ils s’étaient arrêtés
Pour écouter l’histoire qu’elle allait leur livrer.


« D’un seul geste notre troupe nous avions créée,
Nous n’étions alors que somme de férocité.
En tête venait Kornak Griffe Carnage,
Des yeux aussi acérés que ses épées,
Véritable bête humaine aux poils tout sauvages.
Aussitôt après lui, marchait Farmir Âme Belliqueuse,
Puissant gaillard à la voix caverneuse,
Sa chevelure de jais flottant au vent certain.
Après lui venait Ulrill Casque d’argent,
Plus fort quand ses frères de meute il a autour de lui
Et qu’ensemble ils fondent sur l’ennemi.
Suivait tout en facilité Marik Pied Léger,
Traqueur insaisissable par la nature privilégiée,
Ses proies meurent souvent sans avoir compris.


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Thème : Norn


Fanfiction Jeradon

L’invité indésirable


Le cor avait à peine fini de sonner que déjà, à travers la vallée on se dirigeait vers le village. Roncebrume comprit que le temps était venu de quitter le bivouac des marchands humains. Il ajusta prestement son manteau et partit vers le village des Norns. C’était une fin d’après midi, et à travers le sous bois ombragé, Roncebrume cheminait au milieu d’un petit cortège de chasseurs. Déjà on entendait les échos de la fête : au milieu du village, au son du tambour, garçons et filles Norns dansaient la bourrée. Mais les chasseurs Norns se dirigeaient vers une grande maison décorée de lampions. Et sans trop l’avoir voulu, Roncebrume se retrouva sous le toit immense devant un comptoir imposant.

Là, trônait une imposante femme aux longs cheveux bruns. Elle contempla d’un air soupçonneux cet avorton vêtu d’un manteau de feuilles.
« Hé toi ! Qu’est ce que tu bois?
-Un vin bien frais s’il vous plaît. »
La femme eut un sourire moqueur. « Fais un meilleur choix ! Bière, houblon, hydromel, prune ? » Avant que Roncebrume ait pu répondre, une voix acerbe retentit : « Sylvari ! Comment oses-tu être ici ? »
Roncebrume se tourna pour faire face à une altière Norne en armure de cuir. Il prit un visage d’écorce : « Je suis sylvari, mais j’ai aussi un nom. On m’appelle Roncebrume ».
Les yeux verts de la femme étincelèrent de colère. « Je suis Helga Kaldstall, Roncebrume, et tu n’es pas invité à ma fête. Ta place est dehors avec les étrangers ! »Le Sylvari retourna un regard surpris. « Votre taverne n’est donc pas ouverte aux visiteurs ? »
Dans le dos de Roncebrume une ombre massive s’approcha. « C’est donc une taverne ici ?»
Le Sylvari se retourna pour découvrir un guerrier Norn taillé comme un roc. « Salut Sylvari. On m’appelle Tholkor.
-Enchanté. Roncebrume. »
Le guerrier le scruta d’un regard bleu acier. Enfin il approcha un visage buriné. « Alors Roncebrume, tu te crois dans une taverne ?» Il étendit une large main bronzée, empoigna le Sylvari par le collet, et le souleva à bout de bras. De là haut on pouvait entrevoir une salle immense, des tables avec des dizaines de Norns hilares, et des lampes de bronze.

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Thème : Sylvari


Fanfiction Chandra

Le conteur ambulant


Nous étions en 1179 Après l’Exode. Dans les Cimefroides du Nord, l’hiver était froid, comme tous les hivers, mais celui-ci particulièrement. Les flocons de neige voltigeaient sans cesse, recouvrant la moindre végétation, et de fortes tempêtes se déchaînaient souvent, faisant ployer les quelques arbres cadavériques qui résistaient encore aux éléments. Même les Norns qui vivaient dans la capitale Hoelbrak et les petits villages aux alentours avaient du mal à se protéger du vent glacé. Dans les maisons, les cheminées fumaient et les enfants jouaient ensemble dans la neige, emmitouflés dans d’épais manteaux.

Cependant un courageux traçait son chemin dans la neige, avançant difficilement un pied devant l’autre. Il portait un lourd sac à dos contenant toutes ses affaires et il tenait un bâton effilé dans sa main gauche, grâce auquel il balayait l’espace à ses pieds, sentant ainsi les racines affleurantes et les arbrisseaux qu’il évitait avec toute la dextérité que lui permettait l’épaisse couche de neige.

Cela faisait déjà plusieurs heures qu’il marchait vers l’ouest d’Hoelbrak, se rendant dans un petit village peuplé par quelques familles de Norns seulement. Il était conteur ambulant et parcourait la lande glacée pour raconter l’histoire de son peuple, et toute la sagesse qu’il avait pu accumuler aux cours de ses voyages, à ses confrères Norns et surtout aux enfants. Ainsi, des siècles de légendes restaient vivants dans tous les esprits et les erreurs du passé permettaient de construire un meilleur avenir. Tous le savaient, c’était pour cela qu’ici comme ailleurs, il fut accueilli à bras ouverts.

Quelques adultes préparèrent un repas qu’ils servirent à tout le village dans une salle spacieuse chauffée par un poêle, et tous veillèrent à ce que le conteur aveugle mange à sa faim. Le repas terminé, on l’installa près du poêle et chacun s’assit en tailleur devant lui, formant une grande assemblée. C’était un moment important, les adultes souriaient en se souvenant de la dernière veillée, et les yeux des enfants brillaient tandis qu’ils levaient la tête vers le vieux conteur ambulant. Tous se turent rapidement. La veillée pouvait commencer.

« Je m’appelle Thallir, commença le conteur aveugle, et je vais vous raconter ce soir l’épopée de la Grande Bataille, qui opposa le Dragon des Glaces Jormag aux plus fiers des guerriers Norns, il y a presque quinze hivers de cela.

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Thème : Norn


Fanfiction coolzen0

La Grande Fête

Seedraen hésitait. Elle ne savait plus trop ce qu’elle devait faire dorénavant Elle avait quitté le Bosquet la veille, en empruntant le portail Asura qui l’avait téléportée à L’Arche du lion, puis avait traversé les Cîmefroides du Nord d’un pas alerte jusqu’à Hoelbrak, en s’accordant juste le temps d’une nuit de repos au Prieuré de Durmand. Elle avait ainsi suivi les consignes de Daerklin, son instructrice, qui lui avait conseillé de se rendre rapidement à la Grande Fête Norn pour acquérir ce qui lui manquait. Ce n’était pas utile d’être plus explicite, tous ceux qui la connaissaient savaient ce qui lui faisait défaut pour pouvoir achever sa formation d’envoûteuse. Maintenant, elle était arrivée: livrée à elle-même.

- Hé ! Toi ! Ne reste pas plantée là. Si tu ne sais pas quoi faire je peux te dire comment te rendre utile, tu sais ?

Seedraen avait instinctivement tourné la tête vers le vieil homme, sans être sûre qu’il s’adresse réellement à elle.

- Pourquoi me regardes-tu ainsi petite ? Tu veux m’aider ou pas ?

- Désolé monsieur, je n’étais pas sûr que vous vous adressiez réellement à moi, répondit la Sylvari

- Tu vois beaucoup d’autres personnes qui restent plantés au milieu du chemin ?

Elle jeta un coup d’oeil autours d’elle et s’aperçut qu’en effet la foule était en ébullition. Les gens s’affairaient aux derniers préparatifs. La fête était sur le point de commencer.

- Désolé monsieur. Vous disiez que je pouvais peut-être vous aider ?

- Arrête de me donner du Monsieur, petite ! Je me nomme Gudbjörn, Gudbjörn Traquefrisson. Et toi, quel est ton nom ?

- Seedraen, mon… Gudbjörn.

- Alors voilà, Seedraen, je manque de sureau pour ma bière. J’ai ici quelques sacs qu’il faudrait remplir de baies. Penses-tu que tu pourrais faire ça pour moi ?

- Avec plaisir, mais je ne connais pas les environs d’Hoelbrak, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour en trouver …

- Tu n’es pas la mieux… tu es la seule ! Comme tu peux le voir, tout le monde est occupé ici et sans toi ma boisson ne sera pas digne de l’évènement.

- Pardonnez-moi Gudbjörn, mais n’est-ce pas avec le houblon que l’on fabrique la bière ?

- Regardez-moi cette petite curieuse qui voudrait que je lui livre tout mes secrets ! Bien sûr que le houblon en est la base, mais les baies de sureaux qu’on y ajoute font notre cervoise « Spéciale Grande Fête » ! Le houblon apporte le goût et détend… certaines mauvaises langues te dirons que c’est l’alcool qui détend le plus, mais c’est faux, nous ne sommes pas comme ces pauvres humains qui sont soul à peine à la moitié du premier tonneau ! En revanche, le sureau facilite la digestion et c’est une vertu bien intéressante pour nous lors d’occasions comme celle-ci ! dit le vieux Norn en terminant sa phrase dans un rire grave et tonitruant.

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Thème : Sylvari


Fanfiction Stavanass

Le Poids de l’Horizon

Zennon venait d’échapper à la vigilance de son maître !

Cela faisait plusieurs minutes qu’il escaladait les rochers à flanc de falaise, à l’Est de l’Arche. L’adolescent en robe grise avait ses habitudes, il était sur le point de rejoindre un petit promontoire, d’où il pourrait paisiblement observer la mer, tout en s’exonérant des tâches quotidiennes et ingrates que lui imposait le nécromant, sous prétexte que cela était nécessaire à sa formation.
Dès le lever du jour, le jeune orphelin s’était réveillé en sursaut, encore plongé dans les filaments visqueux d’un cauchemar tenace. Toute la journée, les visions oniriques n’avaient cessé de se rappeler à son souvenir, et Zennon n’avait trouvé que la fuite pour s’en défaire. Mais que fuyait-il, au juste ? Ses pressentiments, ou la morosité de son existence ?

Il avait été trouvé très jeune par la garde de l’Arche, dans un village dévasté par des ettins et dont il avait été l’unique rescapé. Personne n’avait trop su quoi faire de lui, et de retour dans la cité humaine, un vieux nécromant acariâtre l’avait prit sous son aile. Il vivait maintenant depuis des années dans sa demeure miteuse, sous les regards moqueurs et dédaigneux du voisinage.
Jamais personne ne s’était approché de celui que même les ettins n’avaient pas voulu manger. Et c’était aussi bien ainsi.

L’apprenti atteignit son perchoir, et s’adossa contre la roche, tout en maudissant les silhouettes qu’il voyait s’agiter sur le port, en contrebas. Il leva les yeux vers l’horizon, laissant un instant ses noires pensées envahir son imagination. Au loin, l’océan, était en train de se soulever, et allait bientôt emporter toute cette cité nauséabonde d’individus suffisants et bien pensants. Zennon cligna des yeux une première fois, puis une seconde… et son coeur sembla s’arrêter ! Une vague gigantesque était en train d’avaler une partie du ciel, et avançait implacablement vers le Nord… vers l’Arche du Lion. Ce n’était pas son imagination. Ses fantasmes les plus sombres avaient rejoint la réalité. L’adolescent tendit soudain les bras devant lui, comme pour arrêter la catastrophe et conjurer sa propre haine.

De toute évidence, le jeune nécromant n’était pas responsable de ce qui était en train d’arriver. Seul un dieu était capable de soulever le sol et la mer, pour les jeter à la face du royaume. Ceci amplifia davantage encore le sentiment d’impuissance que ressentit Zennon en se redressant. Il cria à se rompre les poumons en direction du port de l’Arche, mais trois bonnes portées de flèche le séparaient de l’endroit où il voyait les pauvres âmes s’agiter tranquillement sans se rendre compte du danger.

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Thème : Humain


Fanfiction Amitsouko

Lettre à une sœur

Le soleil se couchait sur la forêt. Une légère brise faisait lentement danser les feuilles des arbres dans un bruissement sourd. Tous les sylvaris dormaient. Tous s’adonnaient à des rêves paisibles que Lyssa orchestrait, depuis là-haut. Tous, sauf une. Une sylvarie du nom de Salphya n’était pas encore envoûtée par la magie des rêves. Elle ne se trouvait qu’habitée par des songes lointains.

Salphya se trouvait assise en tailleur, dans l’humus, au pied d’une statue de Melandru. Cela faisait cinq ans qu’elle n’avait plus de nouvelles de son frère ainé. Des pensées
resurgissaient chaque jour, lui rappelant cette séparation. Alors le soir, au moment où la lutte sanglante entre le jour et la nuit teint le ciel d’une couleur pourpre, elle s’asseyait devant un autel de sa déesse. Et elle chantonnait ce doux poème, dernière lettre de son frère.

La faune et la flore de la forêt sombraient doucement dans le sommeil. Seul le chant des arbres brisait le silence, orchestré par cette légère brise printanière.
Ce soir-là, Salphya chanta, comme chaque soir, cette douce ode.

Cher Salphya

Je me suis égaré bien loin de ma contrée
Cherchant quelque fraisier pour pouvoir subsister.
Que vois-je donc au loin, entre ces deux sapins ?
Une étrange forêt, composée d’êtres humains ?
Que nenni ma soeur, ils sont bien trop élevés
pour être de ceux-là, et surtout trop musclés !

Alors, un peu curieux, je m’approche calmement,
Les yeux écarquillés, avide d’en voir plus.
Par Melandru ! Pourquoi sont-il aussi bruyant ?
Un Moa ne pourrait dormir qu’un temps ne fusse
A côté de tout ce vacarme disgracieux
et de ces chants aucunement mélodieux.

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Thème : Sylvari


Fanfiction Tyoe K Rock

Ronan, mort.

Ventari, mort.


Depuis longtemps déjà. Le temps ? Long, éternel. Une infinie solitude.
Voici le murmure de l’Arbre Clair, mon songe. Son don, mon inspiration.
Une empreinte immuable, figée.

Un tableau ?

Pas réellement, pas vraiment. Un frisson emprunté, un mouvement naissant, et petit à petit, grandissante, une émotion saisissante. Sans bruit, mais oppressante, floue, mais éblouissante.
Aucune odeur non plus, sinon celle d’un vent salé.
La sève, à l’intérieur de moi, et à l’extérieur aussi, pénétrante, tout comme son message.
Une inscription, un encrage dans mon esprit. Des sensations, mais nulle action.

Mon esprit ?

Le temps ! Une impulsion d’existence, parfois lassante. Plus de cinq cents cycles lunaires. Et le silence, torpide. Une ondulation, une pulsation invariablement fluide. Thébaïde raffinée, mais ferme et puissante.
Un chuchotis, voilà la pensée de l’Arbre Clair, son songe. Mon don, son expiration.
Écriture de l’âme, en un mouvement constant.
Puis, une retraite perturbée, par quelques visites ponctuelles. Car d’une jeune pousse mystérieuse, la voilà maintenant devenue Reine, notre mère. Une conscience avide de savoir, notre nourriture.
Matrice végétale, arborescente interface, entre la nature messagère et ses germes.
La voilà à l’écoute de son environnement. À chaque coursier, son idiome, à chaque héraut, son langage. Du plus insignifiant battement d’aile au rugissement des pétales.

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Thème : Humain